Bedjaoui signe la convention internationale pour la protection des personnes contre les disparitions, “L’Algérie a préservé l’ensemble du pourtour méditerranéen”

Liberte; le Mercredi 7 Fevrier 2007
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 Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, a signé hier au nom de l’Algérie la Convention internationale pour la protection des personnes contre les disparitions forcées. La cérémonie, qui concerne également une soixantaine de pays, s’est déroulée à Paris. Il faut savoir que cette convention, qui a été adoptée le 20 décembre 2006 par l'Assemblée générale de l'ONU, est un nouvel instrument juridiquement  contraignant et reconnaissant aux victimes des disparitions forcées et à leurs proches un droit à réparation. Plus de vingt-cinq ministres et une trentaine de représentants d’autres pays ont participé à la signature de cette convention, en présence de la haute-commissaire aux droits de l’Homme des Nations unies, Mme Louise Arbour, du procureur de la Cour pénale internationale, M. Luis Moreno-Ocampo, du président du CICR, M. Jakob Kellenberger, ainsi que de diverses ONG internationales. Dans une déclaration à l’APS, M. Bedjaoui a souligné que l’Algérie, “associée au consensus général pour l’adoption de cette convention” qui vient “combler un vide juridique” international en la matière, “n’a aucune leçon à recevoir de quiconque” du fait de son expérience dans la lutte contre le terrorisme et ses pratiques dont les disparitions forcées. M. Bedjaoui, citant une des dispositions de cette convention internationale qui “parle du droit pour les victimes des disparitions leur permettant d’obtenir réparation”, a souligné que “tout cela est pris en compte complètement, largement, généreusement, par la Charte pour la paix et la réconciliation nationale”. L’Algérie “est fière d’avoir réalisé une pacification des cœurs et des esprits et avoir terrassé l’hydre du terrorisme” et “a fait une œuvre humaine” en préservant aussi “l’ensemble du pourtour méditerranéen” de ce fléau, a-t-il ajouté. En signant cette convention, l’Algérie a mis le paquet en désignant son chef de la diplomatie. Étant donné l’importance que revêt ce traité dès lors qu’il s’inscrit dans le sillage des politiques adoptées dans le pays et qui sont en conformité avec les législations internationales, l’Algérie considère qu’il s’agit d’un acte entrant dans le cadre du prolongement de la politique de réconciliation nationale.Y. S.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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