Dimension architecturale, historique et symbolique du site, Vers un Museum au cœur d’Alger ?

Liberte; le Mercredi 1 Juillet 2015
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Un collectif d’universitaires et chercheurs pour la sauvegarde du patrimoine scientifique de l’université d’Alger (site de la Fac centrale) est né. Composé de plus de 330 membres, ce collectif a initié un plaidoyer, destiné à montrer “l’importance” du site de la Fac centrale d’Alger, dans sa triple dimension “architecturale, historique, symbolique”, mais également la relation “indissociable” entre ce site et son contenu, à savoir les collections et bibliothèques. L’objectif étant de sauvegarder et valoriser cet important patrimoine.
D’ailleurs, dans un autre document intitulé “Université d’Alger. Patrimoine en péril”, le collectif nous fait découvrir toute la richesse du patrimoine des sciences naturelles, mais alerte sur l’état de dégradation des collections et bibliothèques appartenant à l’USTHB Houari-Boumediene, qui se trouvent sur le site de la rue Didouche-Mourad. Dans ce cadre, il déplore l’absence d’inventaire de la plupart des ouvrages, revues, plantes, fossiles et minéraux, tout en informant de l’impossibilité de les déplacer, en raison de l’état de “fragilité notoire” de nombre d’entre eux. Hier, lors du Forum de Liberté, les représentants de ce collectif ont plaidé pour le classement de la Fac centrale comme monument historique, pour sauvegarder la première université algérienne “dans la mémoire de la nation”.
Ils ont, en outre, proposé la création d’un Museum au cœur d’Alger, sur ce site, le qualifiant de seule solution “rapide” à même de réduire les dégâts et de sauver les collections, les bibliothèques et appareils de mesure “plus que centenaires”, ainsi que les autres “récoltes” des chercheurs de plus d’un demi-siècle. Selon eux, il faudrait juste “aménager” les locaux, réaliser éventuellement “une extension”, prévoir “un équipement pour le rangement et l’exposition” et prendre en charge la formation des personnels spécialisés dans les différents métiers de la muséologie, pour “le traitement et l’entretien des objets, leur inventaire, leur conservation et l’organisation des expositions”.
La nouvelle institution, qui aurait en parallèle “une extension vers le public”, serait alors alimentée par la recherche effectuée dans les laboratoires (sciences de la vie et sciences de la terre). Un tel projet serait utile à plus d’un titre, puisqu’il permettrait notamment de faire découvrir “la biodiversité et la géodiversité” de l’Algérie, tout en apportant l’information sur des “questions-clés” sur des plantes, des animaux et des fossiles, en tant qu’indicateurs de climat ou d’environnement. Sur un autre plan, “les expositions temporaires nationales ou internationales” serviraient à vulgariser la connaissance du milieu naturel, à sensibiliser sur son exploitation rationnelle, susciter des échanges et créer des passerelles dans le domaine scientifique et de la recherche.

H. A.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Ameyar Hafida

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