Elle a atteint 1,65 milliard de dollars sur les 5 premiers mois de 2015, Céréales : la facture des importations continue de monter

Liberte; le Mardi 7 Juillet 2015
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Les importations des céréales (blés, mais, orge) ont atteint 1,65 milliard de dollars (md usd) durant les cinq premiers mois de 2015, contre près de 1,45 md usd à la même période de 2014, en hausse de 14,04%. C’est ce qu’indiquent des statistiques des Douanes algériennes.
Les quantités importées ont atteint près de 5 millions de tonnes de janvier à mai dernier contre 4,87 millions de tonnes sur la même période de 2014, précise le Centre national de l'information et des statistiques des douanes (Cnis).
Pour l’espèce des blés, la facture des importations s'est chiffrée à
1,15 md usd contre 975,11 millions usd (18,56%). Les quantités importées ont également connu une tendance haussière passant de 3,02 millions de tonnes à 3,66 millions de tonnes (21,34%).
Par catégorie de blés, les importations de blé dur ont augmenté à 435,98 millions de dollars (886 764 tonnes) contre 281,98 millions de dollars (723 935 tonnes), en hausse de 54,61% en valeur. Après avoir connu une légère baisse, la facture des importations de blé tendre s'est établie à près de 720,15 millions usd (2,77 millions de tonnes) contre 693,12 millions usd (2,29 millions de tonnes), en hausse de près de 4% en valeur et de près de 21% en quantité. Concernant le maïs (semence et autres), les importations se sont chiffrées à 398,47 millions usd (1,93 million de tonnes) contre 394,27 millions usd (1,56 million de tonnes), en hausse de 1,07% en valeur. Quant à l'orge, l'Algérie a importé pour près de 96,34 millions de dollars (396 830 tonnes) contre 78,36 millions de dollars (296 098 tonnes), en hausse de près de 23% en valeur.
En 2014, la facture des importations algériennes des céréales s'était établie, pour rappel, à 3,54 milliards de dollars, en hausse de 12% par rapport à 2013. Par ailleurs, la production des céréales dépassera les 43 millions de quintaux, toutes espèces confondues, d’ici à la fin de l’exercice en cours. En dépit d’un printemps sec, marqué par un déficit hydrique inquiétant, la récolte attendue pour l’année 2015 augmentera ainsi de plus de 6 millions de q par rapport à celle de 2014, soit une hausse de 20%. En tout cas, de la bouche même de Mohamed Belabdi, directeur général de l’Officie algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), la campagne moisson-battage se déroule dans de bonnes conditions et devra toucher une superficie globale de 3,3 millions d'hectares dont 1,5 million ha réservé au blé dur, un million d'ha à l'orge, 600 000 ha au blé tendre et 100 000 ha à l'avoine. À vrai dire, l’office a mis en place tous les moyens nécessaires à même de réussir cette opération. L’organisme a mobilisé quelque 10 000 moissonneuses-batteuses dont 3 000 fraîchement acquises. Afin de se rapprocher davantage des agriculteurs, il a été créé environ 510 points de collecte. Mieux, l’État compte augmenter davantage la production céréalière pour s'établir à près de 70 millions de q en 2019. Pour cela, les pouvoirs publics ont décidé d’étendre les surfaces irriguées d'un million d'ha supplémentaires, d’intégrer la fertilisation, les semences certifiées et renforcer la mécanisation.
ar ailleurs, l’office poursuit les analyses du sol pour procéder à des amendements et continue encore à améliorer la fertilisation pour de meilleurs rendements à l’ha. Il (l’office) a, à lui seul, réussi à irriguer plus de 30 000 ha grâce au matériel qu’il a acheté et attribué aux producteurs qui disposent de ressources hydriques. Les céréaliculteurs ont, quant à eux, irrigué entre 150 000 et 200 000 ha.

B. K.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Badreddine KHRIS

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