Évaluation du Schéma National d’Aménagement du Territoire 2011, Les tendances se précisent

Liberte; le Lundi 5 Mars 2012
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La rencontre tenue hier au département de Chérif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, a démontré, encore une fois, qu’il n’était jamais assez d’aborder la question de l’aménagement du territoire.Un projet à la fois complexe et ambitieux qui nécessite la participation de tous les secteurs et autres intervenants aux niveaux régional et local.Ils étaient d’ailleurs nombreux à prendre part à ce rendez-vous qui n’a pas manqué de révéler de nombreuses anomalies qui existaient par le passé que le Snat a pris en charge à travers six enjeux définis par quatre lignes directrices. Il est question en substance de l’idée même de la création d’un territoire basé sur une nouvelle dynamique impliquant le rééquilibrage du monde rural. Ce qui en soi n’est pas nouveau, puisque tout cela est dûment soutenu par Chérif Rahmani depuis déjà un bon moment.Ce qui est nouveau, en revanche, c’est le fait “d’étudier les conditions de mise en œuvre des lignes directrices du Snat de façon à pouvoir prendre  ce que chaque ministère inscrit dans son programme lorsqu’il sera question du traitement des rapports”. En d’autres termes, M. Rahmani se joint à Ayadi, responsable du projet d’évaluation au sein du Comité interministériel, et plaide pour plus de coordination et adhésion au Snat.À ce titre, M. Ayadi recommande de fixer les objectifs pour mieux intégrer la démarche du Snat. “Nous souhaitons plus de cohérence de la part des secteurs dans leur démarche et un peu plus d’efforts en matière de synthèse. Il serait souhaitable que les transports et les travaux publics puissent avoir un rapport commun”, dira-t-il, avant de redonner la parole au ministre qui, lui, insistera, entre autres, sur “la nécessité d’asseoir une nouvelle culture d’appropriation dans la conception et l’évaluation de la mise en œuvre de la politique nationale d’aménagement du territoire en mettant en place les systèmes, les mécanismes, les outils et les ressources humaines”. Chérif Rahmani n’a pas manqué d’écouter patiemment tous les intervenants à cette rencontre enregistrant les préoccupations notamment des élus qu’il a exhortés de s’impliquer davantage dans la mise en œuvre du Snat.  “L’une des exigences du Snat est celle de la mise en attractivité de nos territoires et c’est aussi là votre rôle”, précisera-t-il, indiquant que plusieurs actions de l’État sont menées dans le cadre du Snat.  Elles stipulent la mise en œuvre de la boucle haut débit des technologies de la communication, aménagement des zones économiques et technologiques pour accueillir des entreprises, modernisation des réseaux de transport, réalisation des plates-formes logistiques et de services et offre de cadre de vie de qualité. Autrement dit, c’est un environnement favorable au développement économique et par-delà la fixation des populations dans leur lieu de résidence et, pourquoi pas, en attirer de nouveaux venus pour un rééquilibrage démographique entre le Nord, les Hauts-Plateaux et le Grand-Sud.
N S

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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