Jean-Louis Levet, un haut responsable à l'Élysée, l’a affirmé hier, Règle 51/49 : un “atout” pour les investisseurs français

Liberte; le Mercredi 8 Juillet 2015
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La  règle 51/49 pourrait être un “atout” pour les investisseurs français, “le marché algérien est important et solvable” et la partie française prône l’implantation de la prochaine usine de Peugeot, en cours de négociation, dans la région d’Oran, près de celle de Renault Algérie. Ce sont les phrases-clés de l’entretien accordées, à l'APS, par un haut responsable de la coopération industrielle et technologique franco-algérienne à l'Élysée (présidence française), Jean-Louis Levet.
Selon ce haut responsable, la disposition régissant l’investissement étranger en Algérie, dite 51/49, “pourrait être plutôt un atout qu’une contrainte, car elle permet de trouver des partenaires (algériens) fiables qui vont aider les joint-ventures créées à se mouvoir dans un environnement administratif, financier et foncier que les partenaires français ne connaissent pas forcément”, a-t-il expliqué. En visite en Algérie, M. Levet a affirmé que les entrepreneurs français se rendent compte que “le marché algérien est important et solvable” et que les consommateurs algériens “sont de plus en plus exigeants”. Désormais, soutient-il, il est plus intéressant pour les opérateurs économiques français de s’implanter en Algérie que d'y exporter uniquement car “ils ont tout à gagner à long terme” en investissant, notamment, dans les secteurs de l’industrie manufacturière, de l’agriculture, de la santé, du transport et de l’énergie. Dans le domaine de l’automobile, le même responsable a fait savoir que la partie française prône l’implantation de la prochaine usine de Peugeot, en cours de négociation, dans la région d’Oran, près de celle de Renault Algérie, tout en relevant l’importance du travail préalable à faire en termes, notamment, d’intégration de pièces fabriquées localement. Concernant les avantages prévus pour le futur projet de Peugeot, annoncé lors de la dernière visite à Alger du président français, François Hollande, il indique qu'il bénéficiera uniquement de ce qui est prévu par la loi algérienne. Par ailleurs, M. Levet, qui souhaite que les opérateurs algériens investissent en France, estime qu’une “vraie dynamique” de coopération algéro-française est en marche depuis la signature de la Déclaration d'Alger sur l'amitié et la coopération entre les deux pays, en décembre 2012.

A. R.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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