L’ambassadeur d’Égypte à Alger à propos de l’extradition des partisans de Kadhafi , “Nous attendrons la réaction d’autres pays dont l’Algérie”

Liberte; le Dimanche 4 Mars 2012
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Interrogé, hier à Alger, sur la position de son pays par rapport à l’éventualité de livrer les partisans de Kadhafi se trouvant actuellement en Égypte, Azzedine Fahmi, ambassadeur d’Égypte à Alger, a répondu avec beaucoup de tact. “Nous attendrons de savoir d’abord la réaction des autres pays, dont l’Algérie, par rapport au même sujet, à savoir la libération ou non des partisans de Kadhafi qui se trouvent également dans ces pays”. L’ambassadeur, qui s’exprimait aux débats des Mille et une news, organisé par le quotidien Algérie News, autour du thème : “Égypte : quel avenir ?”, tente toutefois de rectifier le tir, en avançant qu’il n’est “pas bien informé” sur cette question.  Plus d’une année après la révolution du 25 janvier, la diplomatie égyptienne, qui accuse certainement le coup, tente, par ailleurs, de revenir sur la scène. C’est un exercice auquel s’adonne,  une fois de plus, l’ambassadeur d’Égypte à Alger, lequel soutient que l’Égypte est en phase de “dépasser la crise” qui a suivi la révolte populaire. Conscient des manifestations populaires et du désordre qui pesaient lourd sur la sécurité de son pays, M. Fahmi se veut désormais rassurant quant au rétablissement progressif de la paix, de la sécurité et de la stabilité de l’Égypte.  Ceci, quand bien même, reconnaît-il, que l’exercice ne s’annonce guère des moins laborieux. “Nous sommes conscients de la période difficile que notre pays traverse, mais de part la maturité du peuple égyptien conjuguée aux efforts de l’élite, nous souhaitons sortir bientôt du goulot de la bouteille”, avoue-t-il, non sans reconnaître que l’Égypte a bel et bien perdu sa place sur l’échiquier du monde arabe. “Certes, le rôle de l’Égypte dans le monde arabe est en régression, mais notre priorité concerne à présent le rétablissement de la situation interne”, a expliqué le diplomatie, mettant en avant la situation transition que traverse l’Égypte. Cette transition,explique-t-il, est caractérisée notamment par le flou qui entoure le système de gouvernance du pays, même après les premières élections législatives. En effet, le pouvoir égyptien est, aujourd’hui, partagé entre les islamistes qui ont la majorité au Parlement et le gouvernement constitué, en grande partie, de militaires. Qui représente alors le vrai pouvoir en Égypte ? Les islamistes ou les militaire ? Pour le diplomate, l’Égypte est actuellement partagée par toutes les parties, tant que, dit-il, “la nature du pouvoir n’est pas encore définie, c’est une période de transition”.
F A

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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