La campagne électorale du 15 avril au 6 mai, Les candidats ont 25 jours pour convaincre

Liberte; le Jeudi 15 Mars 2012
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Les partis politiques, engagés dans la course électorale pour les législatives du 10 mai, auront 25 jours de campagne pour convaincre. Cette période s’étalera du 15 avril au 6 mai, soit 3 jours avant l’élection. C’est ce qu’a affirmé, Mohamed Talbi, directeur des libertés publiques au ministère de l’Intérieur. “La campagne électorale débutera le 15 avril et prendra fin le 6 mai”, a-t-il déclaré, soulignant que tout dépôt de candidature doit être accompagné d’un programme électoral. M. Talbi a précisé, par ailleurs, que ce même programme devait être respecté par les candidats dans leurs différentes déclarations. Dans sa déclaration, M. Talbi ne s’est pas contenté uniquement de rendre publique la période arrêtée pour la campagne, il a, en plus de ces précisions, mis les lignes rouges pour la campagne, en exigeant des candidats de ne pas utiliser de langues étrangères dans leur sortie publique. Ceci dit, les candidats sont mis dans l’obligation de ne s’exprimer que dans la langue officielle, à savoir la langue arabe. “Les candidats sont contraints de ne pas utiliser de langues étrangères”, a-t-il exigé.  M. Talbi n’a pas précisé, en outre, si la langue arabe était la seule langue admise dans la campagne électorale, tout en sachant que la langue amazighe est d’abord langue nationale, ensuite les candidats issus de régions amazighophones n’ont pas d’autres langues de rechange pour s’adresser à leurs électeurs. Selon M. Talbi, il est également interdit d'utiliser les lieux de culte, les institutions, l’administration publique et les écoles à des fins de  propagande électorale. Sur ce point, le gouvernement d’Ouyahia tombe fatalement dans la contradiction, lui qui a incité, via le ministre des Affaires religieuses, “les imams à convaincre le citoyen d’accomplir son devoir électoral”. On ne peut, au même moment, ouvrir les mosquées pour un débat sur la “nécessité” du vote, M. Ghlamallah est allé jusqu’à déclarer que le vote était un devoir exprimé dans le saint Coran, et interdire, par la même occasion, toute campagne partisane. Sur un autre registre, le représentant du ministère de l’Intérieur a souligné que tout financement étranger était interdit. “Il est strictement interdit de recevoir, directement ou indirectement, tout don d'un État étranger ou d'une personne physique ou morale de nationalité étrangère”, a-t-il dit.  Dans ce cas précis, il faut rappeler que ce sont les partis d’obédience islamiste qui ont été montrés du doigt quant à ces financements occultes de la part de pays étrangers. Une polémique a suivi les accusations portées contre ces partis. Daho Ould Kablia n’a pas écarté l’ouverture d’une enquête sur ces probables financements de partis islamistes comme le MSP. Toujours dans le même registre, le ministère de l’Intérieur a plafonné à un million de dinars les dépenses de campagne pour chaque liste de candidats. La durée des émissions dans les médias lourds est répartie selon le nombre de listes présentées par chaque parti en lice, a encore informé M. Talbi.
M M

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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