La crise s’enlise à l’école nationale supérieure d’agronomie, Les enseignants demandent le départ de la directrice

Liberte; le Dimanche 18 Mars 2012
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La crise qui secoue l’école nationale supérieure d’agronomie (ENSA) n’a toujours pas été résolue. Avant de partir en congé, les enseignants ont tenu une nouvelle assemblée générale pour débattre de la situation dans laquelle se débat l’école. Le dialogue étant rompu, voire inexistant, avec la direction de l’école, les enseignants qui ont interpellé, en vain, la tutelle ont fini par lâcher le mot. “Les enseignants réunis en AG demandent le départ de la directrice de l’ENSA et son remplacement dans les plus brefs délais. Après les vacances de printemps, les enseignants se réuniront en AG pour évaluer la situation et prendre les décisions nécessaires en fonction de l’évolution de la situation”, souligne le communiqué du Syndicat des enseignants du supérieur solidaires (SESS). Réunis pour débattre de la situation, les enseignants de l’ENSA ont fait un constat peu reluisant. “Nous constatons avec regret qu’après 2 mois, la crise que traverse l’établissement en raison d’une gestion autoritaire et personnelle est loin du dénouement, et ce, en dépit de la saisie du ministère de tutelle (deux PV d’AG envoyés)”, ajoute le communiqué du SESS. Et de faire savoir que l’enseignant A. Mekliche “est toujours injustement sanctionné par une commission de discipline non conforme à la réglementation”. La directrice de l’ex-INA est sur la sellette, les enseignants lui reprochent de n’avoir rien fait pour régler la crise. Bien au contraire, “au lieu de contribuer à rétablir un climat serein de travail, la responsable continue sa campagne de désinformation envers les enseignants, les travailleurs et les étudiants pour tromper la tutelle sur la réalité à l’ENSA”, accusent les enseignants à l’issue de leur AG. Et d’avouer qu’ils “craignent que son mode de gestion nous mène à une catastrophe certaine dont les conséquences seraient préjudiciables à l’établissement et aboutissent à un grave conflit”. Pour appuyer leurs dires, les contestataires comptent rendre public un rapport détaillé sur la mauvaise gestion (sur les plans relations de travail, pédagogie, recherche, gestion administrative et financière, etc.).
M. B.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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