La sûreté de wilaya d’Alger dresse son bilan, Crimes et délits en baisse

Liberte; le Lundi 5 Fevrier 2007
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La sûreté de wilaya d’Alger a organisé hier une conférence de presse afin de présenter le bilan de ses activités durant l’année 2006. La rencontre, qui a eu lieu au commissariat central, a essentiellement été animée par le commissaire principal, M. Mahfoud. Il a dévoilé les statistiques concernant les opérations menées durant l’année 2006, et ce, au niveau de la wilaya d’Alger. Le commissaire a évoqué, en premier lieu, les chiffres relatifs aux accidents de la route. 2 581 accidents ont été enregistrés, engendrant 1 969 blessés et 72 morts. La conduite en état d’ivresse, sous drogue, sans permis de conduire, au téléphone ou l’excès de vitesse sont à l’origine du plus grand nombre d’entre eux. Au vu des causes répertoriées, il a été noté que le facteur dominant est le facteur humain. Le commissaire Khaoua, de la cellule de communication du commissariat, expliquera que “ces statistiques nous permettent d’étudier les comportements des citoyens dans le but d’une meilleure application de la loi. La loi seule ne suffit pas”. D’où la nécessité de renforcer la répression afin de dissuader les citoyens de se mettre ou de mettre les autres en danger. En comparaison avec l’année 2005 durant laquelle 84 décès ont été causés par les accidents de la route, l’année 2006 enregistre donc une appréciable baisse.En second lieu, le commissaire a donné le nombre de contraventions forfaitaires infligées aux citoyens fautifs. Celui-ci s’élève à 269 000 contraventions dont 133 083 seulement sont acquittées. Ce qui a néanmoins rapporté au Trésor public la bagatelle de 11 milliards de centimes. Le taux d’acquittement des contraventions est passé de 19% en 2005 à 50% en 2006, ce qui, selon le commissaire Khaoua, prouve que la répression apporte ses fruits. Le nombre de retraits de permis de conduire n’a, quant à lui, pas beaucoup diminué. En 2006, la police a retiré 27 952 permis, ce qui est plus que considérable. Enfin, en matière d’urbanisme et de protection de l’environnement, les éléments de la sûreté de la wilaya d’Alger ont eu à traiter plus de 7 000 affaires. Ils ont procédé à la démolition de 457 constructions et en ont répertorié 2 181 pour défaut de permis de construire et 436 pour non-conformité.Et grâce à la préparation de l’évènement “Alger, capitale de la culture arabe 2007”, les moyens ont été multipliés. Il a donc été procédé à la suppression de 11 marchés informels, dont celui de Meissonnier. À ce sujet M. Dib, chef du centre des opérations et de coordination, a ajouté que “ça a été une tâche difficile qui a nécessité un dispositif contraignant. Pour nous, c’est un exploit, car c’est une opération qui a débuté en 2005 et que nous continuons afin d’en finir définitivement avec ce fléau. Alger doit ressembler à une capitale digne de ce nom”.À son tour, M. Belassel de la Police judiciaire a dressé le bilan des opérations menées au niveau de la wilaya d’Alger. “Nous avons enregistré 48 960 affaires, 25 993 personnes ont été interpellées, et ça va de l’injure au meurtre caractérisé”, a-t-il déclaré. En plus des affaires criminelles simples qui sont au nombre de 10 571 et autres vols et atteintes aux personnes, en 2006, l’accent a été mis sur les crimes et délits économiques et financiers qui, selon lui, “sont à la mode depuis quelque temps”. 316 affaires de ce type ont été traitées. Le commissaire Khaoua a précisé que “la police privilégie la spécialisation, et à cet effet, elle se dote de spécialistes. La première promotion de police économique et financière est d’ailleurs en cours de formation à l’institut de Saoula. Cette brigade opérera dans le secteur public, et s’il y a plainte, dans le secteur privé”. Concernant les activités sportives, il y en a eu 3 802. Selon M. Dib, “le renforcement des effectifs ainsi que la surveillance par caméra-vidéo ont permis une baisse conséquente des agressions avant, pendant et après les matches”. Quant à la lutte contre la vente de stupéfiants, M. Belassel a assuré “que grâce à la répression, il y a actuellement, au niveau de la capitale, un manque en résine de cannabis. Les revendeurs se tournent aujourd’hui vers des fournisseurs dans la région de Béjaïa et de Tizi Ouzou. Les affaires nous mènent jusqu’à des déplacements vers Maghnia et toute la région de Tlemcen où sont planqués les grossistes”.Amina Hadjiat

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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