Le Dr Sahli confiant en la place de l’ANR après le scrutin, Les prochaines élections sont “une étape historique”

Liberte; le Dimanche 4 Mars 2012
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Le secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine (ANR), le Dr Sahli Belkacem, a présenté, hier à Zéralda, les grandes lignes du parti, ainsi que ses nouvelles orientations depuis le départ de Rédha Malek, son fondateur, et Amar Lounis, ex-premier responsable du parti. Le congrès de l’ANR, tenu récemment, a vu “l’émergence” de nouvelles têtes à la direction du parti. Lesquelles têtes veulent vraisemblablement s’accrocher au train que mène le chef de l’État. Ainsi, pour le nouveau SG de l’ANR, “le bilan de Bouteflika est positif dans son ensemble”. Néanmoins, les manques et les ratages “sont l’expression d’un comportement sociétal”, a-t-il déduit. Ce comportement sociétal induirait les blocages et autres comportements inhibitifs ancrés dans le cœur même du système. Dans sa plaidoirie sur le bilan de Bouteflika, le Dr Sahli est allé jusqu’à désigner d’un doigt accusateur le comportement des citoyens. Pour exemple, il cite les citoyens qui se rendent dans les administrations en proposant des commissions aux différents agents pour régler certains problèmes. La corruption a pourtant ses origines et ses racines sont beaucoup plus profondes. Et le nouveau n°1 de l’ANR aurait dû s’en rappeler, d’autant que même des hommes du pouvoir évoquent “une corruption à grande échelle” que ce même pouvoir a instauré “comme mode de recrutement, de gestion et de pression”. Après plusieurs années d’hibernation, l’ANR paraît donc aujourd’hui dans de nouveaux habits. Sinon, comment expliquer que ce parti, qui a de tout temps désigné l’islamisme comme facteur de régression et de violence, puisse balayer d’un revers de la main ses honorables positions contre l’intégrisme.  D’autant que le Dr Sahli n’exclut pas les islamistes de sa liste de probables futurs alliés. “On ne va pas nous allier contre un courant ou contre des personnes”, a-t-il répondu à une question sur ce sujet.  À propos du financement de la campagne électorale, le Dr Sahli appelle au respect des lois de la République et l’application de la loi, dans toute sa rigueur, contre les partis qui seraient tentés par des financements douteux. Dans ce cas précis, la polémique soulevée concernait uniquement les partis d’obédience islamiste, faut-il le rappeler. “On est optimiste quant à la place qu’aura l’Alliance à l’issue des élections”, pronostique le Dr Sahli, qui a présenté les militants qui vont chapeauter les listes de l’ANR à Alger, Sidi Bel-Abbès, Médéa… “Les prochaines élections sont une étape historique dans la vie du pays”, a-t-il déclaré.
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Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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