Le président d’APW de Tizi Ouzou à propos de l’insécurité, “Il faut que l’État s’affirme”

Liberte; le Mardi 13 Fevrier 2007
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Fidèle aux positions de son parti, le FFS, le président de l’APW de Tizi Ouzou, Smaïl Kecili, qui s’est exprimé hier sur la situation sécuritaire en Kabylie, à l’occasion d’une conférence de presse tenue hier, estime que la solution à ce qui s’appelle insécurité doit nécessairement passer par la levée de l’état d’urgence.“L’insécurité ne se limite pas aux agressions physiques enregistrées quotidiennement, mais s’étend jusqu’au volet social et économique, autrement, l’insécurité n’est qu’une conséquence”, dira le président d’APW, appelant à faire la différence entre l’insécurité et l’absence de l’ordre public. “Nous demandons, certes, la sécurité des biens et des personnes, ce qui est du rôle de l’État, mais nous ne voulons pas à ce que l’on fasse de l’insécurité un problème politique”, expliquera-t-il avant d’ajouter qu’il n’y a pas plus d’agressions et de kidnappings à Tizi Ouzou plus qu’ailleurs, citant le cas de la wilaya d’Oran comme exemple de régions où l’insécurité est plus élevée qu’en Kabylie. Seulement, insistera-t-il, ailleurs on en parle pas souvent. Pour M. Kecili, “c’est, en réalité, la paix dont on a besoin, et le développement est le seul garant de cette paix”. Mais, soulignera-t-il, tout le monde, y compris l’APW, doit contribuer à l’action de développement, hors que l’état d’urgence ne permet pas à l’assemblée de jouer pleinement son rôle. “N’oublions pas que sous l’état d’urgence, le wali est seul habilité à prendre des décisions”, dira encore le président d’APW expliquant toutefois que dans la wilaya de Tizi Ouzou les raisons du faible rythme du développement sont dues aussi à d’autres raisons telles que la bureaucratie, le foncier et aussi la non-application des lois.Abordant la question du retour de la gendarmerie sur le terrain, le successeur du défunt Rabah Aïssat se contentera de dire que “ceux qui les ont fait partir les fassent revenir aujourd’hui, le wali a, à lui seul, le pouvoir de prendre cette décision”. “Il faut que l’État s’affirme”, tranchera-t-il avant de rappeler : “Lorsqu’on a posé le problème de l’extraction du sable à oued Sebaou, l’ex-wali nous a demandé l’autorisation de faire sortir la gendarmerie, mais nous a-t-il demandé cette même autorisation lorsque les gendarmes tiraient sur des jeunes en 2001 ?” Pour l’orateur, il ne faut pas réduire la question de l’insécurité à la question du retour ou non des gendarmes.Samir LESLOUS

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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