Le sous-secrétaire adjoint américain à la coopération et l’assistance technique en Algérie, Des Américains à la rescousse de la Banque d’Algérie

Liberte; le Jeudi 11 Janvier 2007
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Échaudée par la mauvaise expérience d’El Khalifa Bank et de la BCIA, la Banque d’Algérie bénéficie d’une assistance d’experts américains pour le renforcement du système de contrôle bancaire et la gestion des risques.Le sous-secrétaire adjoint américain à la coopération et à l’assistance technique, Scott Carpenter en visite de deux jours dans notre pays, a rencontré de nombreux responsables algériens, dont des ministres, en vue d’évaluer les programmes menés en partenariat entre les deux pays et actualiser, au besoin, la demande de l’Algérie en la matière.Dans une entrevue qu’il a accordée aux représentants de quatre organes de presse nationale à l’ambassade des USA, l’hôte de l’Algérie a fait un compte rendu, non exhaustif évidemment, du rendement de son déplacement à Alger, qui sera suivi demain par un départ pour Tunis, puis à la fin du mois par des visites en Libye, en Égypte, à la Bande de Gaza et au Liban. M. Scott Carpenter a commencé par préciser que ses domaines de compétences sont circonscrits à des projets d’assistances techniques dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Les offres américaines sont adaptées systématiquement aux demandes exprimées par le pays bénéficiaire de ces programmes. À ce titre, le gouvernement algérien a souhaité profiter de ce partenariat particulièrement par des cycles de formation dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la justice, des finances et au Parlement. “Le gouvernement algérien nous a demandé de lui fournir des experts dans les standards internationaux en matière de l’informatisation dans le secteur de l’éducation, le contrôle bancaire et la formation de parlementaires au travail législatif”, a expliqué Scott Carpenter. L’aspect le plus intéressant de la coopération, qui a démarré selon le membre de l’Exécutif américain en 2003, a trait au programme spécifique mis en œuvre pour le compte de la Banque centrale. “Cette institution est consciente des problèmes auxquels sont confrontés les organismes financiers”, a affirmé notre interlocuteur. Sans vraiment évoquer expressément la malheureuse expérience d’El Khalifa Bank et de la BCIA, il a relevé que les autorités du pays s’attellent à éviter la réédition d’erreurs passées. Ce qui a incité “la Banque d’Algérie à collaborer avec le FMI (Fonds monétaire international) pour renforcer le système de contrôle et assurer la crédibilité des organismes bancaires”. L’assistance technique, apportée par les experts américains, est donc focalisée sur les mécanismes de contrôle bancaire et la gestion des risques. “Le système financier algérien doit atteindre des niveaux internationaux”, a préconisé le sous-secrétaire adjoint américain à la coopération et à l’assistance technique. Par ailleurs, le barreau américain collabore avec le ministère de la Justice en matière de formation de juristes, plus précisément de bâtonniers. Le département de l’Éducation nationale est, quand à lui, investi, à Ghardaïa et Alger avec l’aide des États-Unis, dans l’apprentissage des mathématiques par l’informatique et l’amélioration du niveau des élèves en anglais. L’université de Tlemcen s’est lancée, en partenariat avec deux universités américaines dont celle de Michigan, dans l’enseignement à distance. “Tous ces projets sont lancés à titre de programmes-pilotes. Ils devraient être élargis à d’autres villes et organisations. Le défi est de trouver de nouveaux jumelages”, a indiqué Scott Carpenter. Le Conseil national sur la législation dans les États, une ONG, s’échine à former les parlementaires à l’élaboration des textes législatifs et à la communication. Jusqu’alors, l’administration américaine alloue environ 15 millions de dollars au programme spécifique à l’Algérie. “Nous souhaitons étendre notre coopération à d’autres secteurs. Mais nous sommes confrontés à une contrainte de ressources financières et de volonté politique”, a regretté l’invité de l’Algérie, sans autre commentaire.Souhila Hammadi

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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