Les braconniers les offrent en cadeau, Le massacre des gazelles continue

Liberte; le Dimanche 21 Janvier 2007
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Les trafiquants de drogue et les braconniers chassent la gazelle pour la vendre ou l’offrir comme cadeau à des personnes influentes en Algérie et à l’étranger.Les quelques gazelles — rym — qui vivent dans le désert sud-ouest de la région d’El-Oued sont en voie de disparition, selon les Bédouins au fait du sujet. Des opérations de chasse sauvage et de massacre de gazelle sont menées presque quotidiennement, et ce, malgré l’interdiction de la loi. Des Bédouins ont expliqué que la chasse sauvage n’est pas organisée par de simples citoyens, mais par des nationaux et des étrangers travaillant dans des sociétés pétrolières et de gaz, ainsi que par des trafiquants de drogue. ,Le triangle désertique composé des wilayas d’El-Oued-Ouargla-Illizi constitue depuis des années un champ de chasse et d’extermination de cet animal.Certains Bédouins ont précisé qu’il leur arrive rarement de croiser un troupeau de gazelles comme c’était le cas il y a quelques années. “Des nationaux et étrangers travaillant dans les sociétés pétrolières, ainsi que des trafiquants de drogue, à bord de leurs véhicules tout-terrain, n’ont laissé aucun lieu pour la rym afin de s’y réfugier.” Et d’ajouter : “Ils chassent tout ce qu’ils trouvent.” Des citoyens habitant la localité de Mih Ouensa, 20 km à l’ouest du chef-lieu de la wilaya d’El-Oued, rappellent que dans un passé proche, les troupeaux de ryms arrivaient jusqu’aux palmeraies et aux exploitations agricoles.Ils vivaient en paix avec les Bédouins. Les mêmes sources expliquent que les chasseurs de ryms recourent à de différents moyens pour les capturer vivantes ou mortes. Les employés dans les entreprises pétrolières chassent la gazelle généralement pours leurs loisirs ou ce qu’on appelle la chasse touristique. Les trafiquants de drogue et les autres chasseurs illicites, eux, chassent la gazelle pour la vendre ou l’offrir comme cadeau aux responsables influents afin de se rapprocher d’eux. Et d’autres acheteurs ou courtiers revendent la peau de gazelle après la consommation de sa viande.  À titre indicatif, la petite gazelle coûte 10 000 dinars, alors que la grande rym se vend à   20 000 DA. Selon les Bédouins, l’utilisation des armes à feu pour la chasse de la gazelle a diminué du fait de son interdiction par la loi. Les chasseurs poursuivent leurs proies à bord de véhicules tout-terrain jusqu’à épuisement de l’animal qui capitule et tombe à terre. Même si la gazelle réussit à s’échapper, elle succombera suite au déchirement de ses poumons et de ses abdominaux. KHALDI B.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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