Listes électorales au RND, Les femmes en “bonne position” pour être élues

Liberte; le Samedi 17 Mars 2012
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Les femmes seront en “bonne position” sur les listes des candidats que présentera le Rassemblement national démocratique (RND) aux législatives du 10 mai 2012, a affirmé, jeudi à Alger, le secrétaire général du parti, Ahmed Ouyahia. “Il y aura des femmes en bonne position et il y aura au moins une femme tête de liste. Elle est déjà coordinatrice”, a déclaré M. Ouyahia à la presse, en marge de la 2e Conférence nationale de la jeunesse organisée par la commission jeunesse du parti. Le secrétaire du RND répondait à une question relative à la place réservée par son parti à la femme sur ses listes de candidatures pour le 10 mai. Il a également fait savoir que les listes des candidats aux prochaines législatives seront finalisées “dans une semaine” et que le programme de campagne du RND sera lui aussi finalisé “dans quelques jours”. M. Ouyahia a souligné à l'adresse des jeunes militants du parti ayant pris part à la conférence, dans son discours de clôture, qu'“ils avaient leur place sur les listes électorales”, les invitant à faire la campagne du programme et des positions du RND par “tous les moyens”. “Usez des moyens de technologie moderne, Internet et facebook, pour lutter contre ceux qui cherchent à détruire le pays comme vous l'avez fait en 2011, mais aussi pour mener la campagne pour les prochaines législatives, en tant que rendez-vous décisif, du RND”, avait-il dit. Par ailleurs, le chef du RND s’est longuement étalé devant les jeunes du parti sur ce qui est convenu d’appeler le Printemps arabe, en soulignant les dangers de déstabilisation pour la région. Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a appelé, jeudi à Alger, les jeunes Algériens à protéger leur pays “de la tempête” qui souffle sur certains pays arabes et des “desseins de domination étrangère”. M. Ouyahia a souligné, lors de l'allocution de clôture de la deuxième Conférence des jeunes organisée par le RND, que les jeunes militants du parti “doivent contribuer à la sensibilisation des jeunes Algériens aux véritables desseins qui se trament contre leur pays pour protéger ses acquis et lui éviter ce qui se passe dans le monde arabe” qui, a-t-il dit, est entré dans un état “qui rappelle les évènements de 1968 en Europe”. Il a ajouté qu'“analyser ce qui se passe aujourd'hui dans le monde arabe demande du temps”. Il a souligné que la région est actuellement dans la tourmente, affirmant que “les jeunes doivent protéger leur pays de la domination étrangère menaçante”.  Selon M. Ouyahia, le peuple algérien est capable de protéger son pays car il a pu défendre sa patrie, et de façon digne, contre “Sant'Egidio en temps de crise lorsque le pays vivait sous embargo, et ce, sans utiliser ni blindés ni argent”. Le secrétaire général du RND a affirmé que la fête de la Victoire, qui sera célébrée dans quelques jours, ainsi que le cinquantenaire de l'Indépendance, seraient l'occasion d'évaluer le parcours du pays et “la facture des discours politiciens et démagogiques”, soulignant que son parti “rejette le discours nihiliste qui est revenu en force sur la scène politique depuis deux ans”. Le RND n'admet pas ce discours “par conviction politique car il met le feu aux poudres”, a-t-il dit, soulignant que l'Algérie n'a pas besoin de tels procédés et comportements que nous avons connus de 1990 à 1991. Il a précisé qu'il ne faisait pas allusion au parti dissous mais “au climat qui régnait à l'époque, une situation chaotique qui nous a menés, a-t-il rappelé, aux années du terrorisme durant lesquelles le pays a perdu les plus chers de ses fils, des soldats, des éléments des forces de l'ordre, des civils et même des enfants”. L'Algérie, ajoute M. Ouyahia, a aussi perdu des jeunes égarés “entraînés vers la mort sans savoir pourquoi ils devaient mourir”. “Nous savons qui les a entraînés dans les rangs du terrorisme ; c'est, bien entendu, le groupe qui s'égosille aujourd'hui dans les tribunes de Londres, de Doha et de Genève et appelle au retour à la révolution”, a-t-il dit. Si le cinquantenaire de l'Indépendance est l'occasion pour l'Algérie d'“évaluer son parcours d'édification, pour certains, ce sera le moment des pleurs et des lamentations d'avoir perdu la couronne”, a-t-il souligné. “Nous, les peuples d'Afrique du Nord et du monde arabe musulman, connaissons la profondeur de ces pleurs car nous avons pleuré pendant longtemps la perte de Séville, de Cordoue et de l'empire”, a-t-il ajouté.
R. N./APS

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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