Malgré une évolution de l’ordre de 11% entre 2000 et 2010, Les assurances de personnes au Maghreb restent faibles

Liberte; le Lundi 12 Mars 2012
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Le secrétaire du Conseil national des assurances souligne qu’en dehors des temps de crises économiques et de leurs contrecoups, l’assurance s’est toujours avérée être un pôle d’excellence pour l’emploi.“Durant la période 2000-2010, le chiffre d’affaires du secteur maghrébin des assurances de personnes a connu une évolution moyenne de l’ordre de 11%”, relève le Conseil national des assurances (CNA) dans son dernier bulletin. Malgré cette évolution, les assurances de personnes au Maghreb sont encore faibles, comparativement aux pays développés. “Concernant cette branche, la Tunisie et l’Algérie arrivent derrière le Maroc où les assurances de personnes sont très développées”, précise le CNA. La part de la production des assurances de personnes dans la production globale au Maghreb —qui est de 31% en moyenne — est tirée essentiellement de la contribution des assurances de personnes au Maroc qui représente en moyenne 76% du marché des assurances des personnes du Maghreb (44% du portefeuille des assurances au Maroc). Le taux moyen — étalé sur la décennie — de la production des assurances des personnes, dans le marché des assurances global par pays, est de 6% en Algérie et 26% en Tunisie.  Le secrétaire du Conseil national des assurances, Abdelhakim Benbouabdallah,  souligne, dans l’éditorial, qu’en dehors des temps de crises économiques et de leurs contrecoups, l’assurance s’est toujours avérée être un pôle d’excellence pour l’emploi. “En effet, le recrutement a un poids considérable dans le secteur des assurances, surtout quand la florescence économique est là”, estime-t-il. “Certes, reconnaît-il, la meilleure des compagnies algériennes d’assurances et de réassurances ne peut raisonnablement rivaliser en termes de nombre d’employés, comparativement à Sonatrach par exemple.” “Néanmoins, quelques-unes des sociétés d’assurance dépassent de loin le seuil du millier d’employés directs, sans compter les emplois indirects que peut générer l’assureur (assistance et autres)”, affirme M. Benbouabdallah, relevant que “des nouveaux métiers émergent de la spécialisation poussée”.  “Et sur ce plan, le marché algérien reste prolifique, notamment avec la récente naissance des sociétés dédiées aux assurances de personnes (nouveaux acteurs du secteur à fin 2011 : Saps, Tala, Caarama, Macir-Vie, AXA et Le Mutualiste, s’ajoutant à leur devancière, Cardif El-Djazaïr). Et de nouvelles sociétés spécialisées en assurance de personnes pourraient aussi voir le jour dans le futur, proche et lointain”, indique le secrétaire du CNA. obligation de commercialiser en 2013 leurs produits via leurs propres réseauxEt puis à l’entame de 2013, soit dans près d’une année, l’ensemble de ces acteurs spécialisés en assurance de personnes seront dans l’obligation de commercialiser leurs produits via leurs propres réseaux et non celui des sociétés-mères, comme c’est le cas depuis leur lancement en juillet 2011 et courant 2012.“Cela induira, de toute évidence, la création d’emplois, même si, partiellement, il y aura transfert de compétences dédiées des compagnies-mères vers leurs filiales. Cependant, la mise sur pied de réseaux de distribution nouveaux induira nécessairement de nouveaux emplois à créer”, prévoit M. Benbouabdallah. “Aussi, et en sus des assurances de personnes, les assurances de dommages et leurs prestataires ne manqueront pas de rivaliser en matière de renforcement de la ressource humaine. Nouveaux ou anciens acteurs du secteur feront et composeront avec un environnement de plus en plus rigoureux, preuve d’ingéniosité à ce niveau-là”, conclut-il.Toutefois, certains acteurs estiment que la structuration actuelle du secteur des assurances et les pratiques des acteurs ne favorisent pas l’émergence d’un marché dynamique.Le marché algérien de l’assurance dispose d’un potentiel considérable ; cependant, le secteur privé “souffre de certaines pratiques”.  Certains agents dans les réseaux bancaires obligent, semble-t-il, les opérateurs privés à s’assurer chez les compagnies d’assurances publiques.Du coup, les acteurs privés sont obligés “d’aller faire de l’automobile”. Mais même sur cette branche, le marché a perdu de son orthodoxie au profit d’une concurrence basée essentiellement sur les tarifs avec, pour conséquence, des retombées négatives sur la qualité des services et le développement relatif du secteur.Alors que le prix de la pièce de rechange a augmenté, le coût de la main-d’œuvre aussi. Même le SNMG a augmenté ; en parallèle, les prix baissent. Il semble que le secteur privé est pratiquement exclu des marchés publics souvent pour des conditions de participation aux appels d’offres inaccessibles aux assureurs privés. Le P-DG d’Alliance Assurances a cité, récemment, dans un entretien à TSA, certains OPGI qui ont donné une note de 60% à l’ancienneté de plus de 15 ans. Ce qui favorise de facto les assureurs publics. Les compagnies privées sont de constitution récente.
M. R.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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