Obligation de paiement par chèque, Lies Kerrar : “Il n’y a aucune raison de ne pas pouvoir mettre cela en œuvre”

Liberte; le Jeudi 2 Juillet 2015
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Le P-DG d’Humilis Corporate Finance, Lies Kerrar, revient sur le décret fixant le seuil applicable aux paiements devant être effectués par les moyens de paiement scripturaux à travers les circuits bancaires et financiers, estimant qu’“il n’y aucune raison de pas pouvoir mettre cela en œuvre”.

“Liberté” : Depuis hier, toutes les transactions qui dépassent cinq millions de dinars pour l’immobilier et un million de dinars pour les véhicules et d’autres biens doivent être payées par chèque et tout autre moyen de paiement scriptural prévu par la loi...

Lies Kerrar : C’est très bien. Les montants sont assez élevés (50 000 USD et 10 000 USD) pour que cela soit totalement justifié. Maintenant, ce qui est important, c’est les moyens de mise en œuvre. Mais il n’y a aucune raison de ne pas pouvoir mettre cela en œuvre si on est déterminé à le faire et si le monde économique et bancaire est mobilisé pour cela.

L'organisation bancaire et l'environnement économique en général permettent-ils son application ?
Il y a les bases. Les gens ont des chéquiers, et les banquiers savent faire des virements. Donc, il y a la base pour le faire. Après, les banques ont besoin d’être plus efficaces dans les services qu’elles offrent aux clients : améliorer le délai d’obtention d’un chéquier, offrir des services efficaces d’émission d’ordres de virement par Internet, etc. Et surtout améliorer le fonctionnement des cartes de paiement actuelles (limites et plafonds mystérieux) et la disponibilité des guichets et TPE (terminaux de paiement électronique). Pour les chèques, nous devons faire des efforts pour qu’ils soient pris par les commerçants (sans besoin d’être “certifiés”). Nous devons faire publier sur Internet la liste des personnes ayant eu des incidents de paiement par chèque. Cela permettrait aux commerçants de limiter le risque des chèques sans provision. Les compagnies d’assurance pourraient aussi offrir des produits de couverture de ce risque. Le tout, c’est de revenir au bon sens.

M. R.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rabhi Meziane

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