Otages du conflit enseignants-directrice, Le SOS des “terminales” du lycée Émir-Abdelkader

Liberte; le Jeudi 18 Janvier 2007
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Déboussolés par les mouvements de grève interminable au lycée Émir-Abdelkader, les élèves de 3e année secondaire de cet établissement se sont rapprochés de notre rédaction afin d’exprimer leurs inquiétudes et leur colère. “Les professeurs de notre lycée sont en grève, encore une fois, depuis le 6 janvier dernier et cela pour un problème interne avec la directrice. Le pire c’est que nous nous retrouvons au milieu, sans enseignement à quatre mois de l’examen du baccalauréat”, s’inquiète un lycéen. Ils demandent, par ailleurs, au ministère de l’Éducation d’intervenir pour dénouer le conflit entre les enseignants et la directrice dans les brefs délais. “Nous avons l’impression que personne ne se soucie de notre sort”, abonde un autre élève de terminale. Cependant, ils disent qu’ils ne sont pas contre les revendications des professeurs, mais ils refusent de mettre en péril leur avenir et refusent surtout d’être les otages du conflit. “Même si les enseignants sont lésés, ils n’ont pas le droit de mettre notre avenir en péril. En temps normal, nous avons du mal à finir notre programme annuel, imaginez avec un mois de retard !!!” enchaîne un autre lycéen. Et d’ajouter : “Personne nous a demandé notre avis concernant le débrayage. Nous voulons reprendre nos cours immédiatement et finir notre programme, afin de préparer notre examen dans de bonnes conditions.” Du côté des enseignants, ils demandent la démission immédiate de la directrice de l’établissement. Les professeurs de l’Émir-Abdelkader l’“accuse”, de vouloir casser le mouvement de revendication des enseignants et ce, en pratiquant une politique de ségrégation entre les professeurs et en manipulant les élèves contre eux. “La directrice de l’établissement exerce de la pression sur les enseignants en effectuant des ponctions sur salaire abusives et en manipulant les élèves contre leurs enseignants. Il lui arrive même de s’ingérer dans les classes de certains enseignants”, dénoncent les enseignants de cet établissement dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Contacté par téléphone, la directrice du lycée Émir-Abdelkader, Mme Fatma-Zohra Mansouri a déclaré qu’elle était ouverte à toute discussion pour résoudre le problème.“Le directeur de l’éducation du centre de la wilaya d’Alger s’est rapproché lundi dernier de notre établissement pour régler le malaise, mais les enseignants ont refusé le dialogue”, affirme-t-elle. En attendant que ce malaise se règle, les élèves se retrouvent dans une situation dramatique à quatre mois de l’examen du baccalauréat.N. A.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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