Protocole d’accord algéro-français dans la lutte contre le cancer, La première rencontre d’évaluation prochainement à Oran

Liberte; le Jeudi 1 Mars 2012
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La signature récemment d’un protocole d’accord entre la France et l’Algérie, portant sur la lutte contre le cancer, va être suivie par la tenue d’une première rencontre à Oran au courant du mois de mars. Cette réunion, qui aura lieu à l’EHU d’Oran permettra, un premier contact entre experts français et algériens appelés dès maintenant à donner un contenu concret à ce protocole d’accord qui porte pour l’heure sur la formation, la logistique et l’accompagnement. Les retards considérables, enregistrés en Algérie dans la lutte contre les cancers et la prévention,       30 000 nouveaux cas de cancer sont enregistrés annuellement, vont peser sur cet accord avec en toile de fond les pénuries récurrentes des produits et autres molécules destinés aux malades. Sur un autre plan, Oran a été plus loin en matière de coopération dans ce domaine puisqu’une convention a été signée entre l’Institut du cancer de la ville de Bordeaux, les deux villes étant liées par un jumelage, et le centre anticancéreux de Messerghine. Là encore, c’est autour du volet de la formation des praticiens que les échanges vont se faire entre ces deux établissements spécialisés. Par ailleurs, alors que se sont ouvertes mercredi à l’amphithéâtre de l’EHU d’Oran les 3es journées d’oncologie gynécologique avec la participation de très nombreux praticiens, sages-femmes et autres spécialistes, c’est une fois de plus les défaillances dans le système de santé en matière de dépistage et de diagnostic précoces qui sont pointées du doigt. Pour preuve, pour ce qui est du cancer du col de l’utérus provoqué par un virus, 90% de cas de ce type de cancer arrivent à un stade avancé et désigné comme défaillant. D’ailleurs ce cancer vient en seconde position après le cancer du sein dans le registre national du cancer. Autre indication de ces défaillances, c’est le taux de participation au Programme national  de dépistage qui, à Oran, ne dépassait pas le 1,9 % en 2008, alors que l’on ne peut parler d’un programme national efficace que s’il atteint les 70%. C’est dire le long travail qui reste à mener.
D. L

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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