PUBLICITÉ MENSONGÈRE SUR DES PROJETS IMMOBILIERS, Grosse escroquerie à l’agence Bon voisinage d’Oran

Liberte; le Dimanche 4 Mars 2012
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Fin de cavale pour les deux escrocs de l’agence immobilière Bon voisinage (Hosn El-Djiouar) qui, depuis 2006, ont arnaqué neuf personnes, toutes prétendantes à des logements socioparticipatifs. L’enquête confiée aux officiers de la section de recherche de la Gendarmerie nationale (SRGN) d’Oran a montré que ces deux individus ont délesté neuf citoyens, dont des fonctionnaires, de leur argent en utilisant tous les moyens à l’encontre des victimes par le biais d’un bureau d’une agence fictive. Le principal complice du propriétaire de ladite agence, employé de son état, faisait de la publicité mensongère et attirait les éventuels prétendants victimes qui déposaient les dossiers et remettaient l’argent. Or, selon les enquêteurs, ladite agence n’a été agréée qu’en 2009 alors que les deux escrocs ont glané près de 1,5 milliard depuis 2006 sans remettre le moindre document, encore moins un reçu de paiement ou un ordre de versement. Après des années d’attente, les victimes, résidentes au centre-ville d’Oran, se sont présentées à la SRGN pour déposer une plainte contre le dénommé H. D., 46 ans, agent immobilier, pour escroquerie. Ces citoyens, au nombre de neuf, âgés entre 26 et 48 ans, dont trois commerçants, des chômeurs, un entrepreneur dans le bâtiment et des fonctionnaires ont été délestés de leur argent. Selon leurs révélations, H. D. avait promis de leur livrer des logements dans des délais très courts en leur faisant croire qu’il était un personnage très influent. Voyant que les choses tardaient à venir et que le projet n’était que pure promesse, ces victimes qui, par ailleurs, allaient souvent à l’agence pour protester, ont compris que leur vis-à-vis réussissait à les éviter et à se dérober. Ce qui a obligé certains d’entre eux à demander leur argent à son associé CH. N. du moment que c’était lui qui les orientait et était présent lors de la remise de l’argent. Cet escroc, pour éviter toute suspicion, est allé jusqu’à leur signer des reconnaissances de dette pour les calmer en attendant de trouver une issue. Pisté par les éléments de la SRGN qui ont approfondi leurs investigations auprès d’agences immobilières, cet individu a été vite démasqué et les gendarmes sont parvenus à démontrer que H. D. n’a bénéficié d’aucun projet de réalisation de logements à caractère social ou participatif. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal d’Oran, les deux mis en cause ont été placés sous  mandat de dépôt.
F B

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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