Saïda, Quatre blessés dans un affrontement entre deux tribus

Liberte; le Samedi 13 Janvier 2007
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Une bataille rangée entre deux tribus, dans la wilaya de Saïda, a fait, mercredi dernier, quatre blessés dont un grièvement touché par des coups de bâton à la  tête. L’origine de l’affrontement entre les deux tribus, celles des Bouloufas et des Khalfaouis, situées dans la commune de Sidi-Ahmed, relevant de la daïra de Aïn El-Hadjar, serait lié à une parcelle de terrain sur laquelle chacune des deux familles voulait faire valoir son droit de possession. Aussitôt une rixe a éclaté entre les gens des deux tribus qui ne sont séparés qu’après l’intervention de la brigade de la Gendarmerie nationale de Sidi-Ahmed. Les blessés ont été admis à l’hôpital au moment où la brigade de la Gendarmerie nationale de la localité a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de cet affrontement. Il convient de rappeler que les années précédentes ont été marquées par un regain de violence entre les différentes tribus de la wilaya de Saïda. À titre d’exemple, en août 2002, pas moins de 12 blessés ont été hospitalisés suite à un affrontement entre deux tribus, celles des Djaâfras et des Whaibas, pour une affaire liée à la livraison de la récolte des céréales au niveau de la coopérative céréalière des légumes secs. Durant la même période, cinq personnes ont été blessées, lors d’une rixe entre la tribu des Whaibas et celle des Krarmas dont l’origine de l’affrontement était lié à un terrain agricole (lopin de terre, bornage). Déjà, durant la période coloniale, deux grandes tribus, les Ouled Khaled et Whaibas, se sont affrontées durant de longues années encouragées par le colonialisme français qui voulait diviser pour régner. Les rixes tribales dans la wilaya de Saïda sont courantes, la plupart des affrontements entre tribus sont réglés par des sages respectés au vu de leur puissance financière et l’honorabilité de leur famille. Les victimes se réconcilient avec leurs agresseurs autour d’un méchoui ou d’un plat de couscous garni de viande après avoir perçu une somme d’argent en compensation. Le tribalisme, phénomène qui concernait le monde rural, s’est introduit peu à peu en ville dans les années 70-80 et a joué un rôle déterminant dans les élections locales et sénatoriales. Actuellement, avec la cherté de la vie, l’argent s’est substitué au tribalisme et certaines personnes n’hésitent pas à troquer leur voix pour des sommes dérisoires. Avec l’exode rural massif dû à la décennie noire, la ville s’est ruralisée.F. Z.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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