Une première dans les annales de la ville, Démantèlement d’un réseau de contrebande de cigarettes à Oran

Liberte; le Mercredi 14 Fevrier 2007
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Il a fallu près de cinq années pour s’apercevoir qu’un réseau de trafiquants en cigarettes de marques étrangères activait en plein cœur d’El-Bahia.Le chef de section de recherche du Groupement de gendarmerie d’Oran, qui animait un point de presse, a d’emblée expliqué que l’affaire constitue une première dans cette ville loin d’avoir la réputation dans ce genre de trafic. En tout, ce sont quelque 12 000 cartouches de cigarettes (Legend, Gauloise, Gold Seel) qui ont été saisies. Toutefois, le chiffre ne paraît pas important à côté des colossales saisies opérées dans d’autres wilayas, mais il faut savoir que c’est la manière qui reste insolite. Qu’on en juge. La marchandise en provenance des pays de l’Afrique subsaharienne (Mali, Niger et même de la Libye) arrive par les moyens traditionnels connus (camions ou autres véhicules) qui échappent aux contrôles routiers. C’est dans la ville d’Oran et particulièrement à Chtaïbo, quartier dont la réputation de receler tous types de contrebandes dépasse les frontières, où un parc fait office de petite usine de transformation. En effet, les cigarettes sont cachées dans des citernes pour gasoil ayant subi toute une gamme de transformations. La partie supérieure, très étroite, contient, en effet, du fuel. C’est au milieu que des compartiments sont aménagés pour cacher la marchandise. Pour faire plus vrai, la citerne est même dotée d’un tuyau pour des cas de contrôles rigoureux. C’est à partir de ce parc que les cigarettes son transportées vers le garage situé sous une villa à Es-Sénia en location depuis 2002.Autrement dit, ce trafic se fait depuis cinq années, tellement les contrebandiers se faisaient entourer de toutes les précautions possibles. “Depuis un mois et demi et suite aux renseignements qui nous sont parvenus, nous avons suivi le manège des trafiquants notamment en interceptant un camion qui transportait la marchandise contrefaite”, dira le chef de section de recherches. À noter que ces marques de cigarettes sont écoulées auprès des kiosques et détaillants de la ville d’Oran et des wilayas limitrophes. Quatre personnes sont directement impliquées dans cette affaire qui n’a pas fini de révéler d’autres noms, probablement le baron et ses proches collaborateurs. Il s’agit de A. B. (44 ans), S. M. (31 ans), B. M. (64 ans qui n’est autre que le propriétaire du parc où tout se trame). La quatrième personne M. M. en fuite est activement recherchée. On pense que c’est peut-être la tête pensante.Dans cette affaire, une grosse interrogation plane : qu’en est-il du décret de contrôle régissant la production de cigarettes contrefaites ? Y a-t-il bénédiction quelque part pour échapper aux taxes imposées dans ce cadre ? Blanchiment d’argent ? Rien à écarter.Ali Farès

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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