Abdelmadjid Attar : « L’Algérie doit recourir à l’endettement »

Tsa; le Lundi 18 Janvier 2016
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« Le prix du baril de pétrole ne pourra pas descendre au-delà du niveau actuel », estime Abdelmadjid Attar, vice-président de l’Association algérienne des industries et du gaz et ex-PDG de Sonatrach.
« À moins de 30 dollars, les cours du brut ont atteint leur niveau plancher. Le prix de revient tourne autour d’une moyenne de 25 dollars surtout dans les zones offshores atteignant parfois les 40 dollars dans certaines zones », a-t-il expliqué, ce lundi 18 janvier, sur les ondes de la Radio nationale.
L’arrivée de l’Iran sur le marché pétrolier ne changera rien

Selon Abdelmadji Attar, « aujourd’hui il y a trop de pétrole sur le marché, soit 2 millions de barils ». Dans ce contexte, ce n’est pas l’arrivée de l’Iran sur le marché pétrolier qui va « améliorer ou aggraver » cette situation qui va « se poursuivre » durant trois ou quatre années.
Pour M. Attar, il est « extrêmement difficile » de faire des prévisions sur l’évolution du marché pétrolier du fait que cette crise énergétique actuelle est complètement différente de celles qui se sont produites par le passé. « Les facteurs qui ayant entraîné les chocs pétroliers des années précédentes étaient beaucoup plus liés au marché de l’offre et de la demande, des crises géopolitiques ou le prix du brut descendait et reprenait de nouveau. Aujourd’hui la donne a changé », a-t-il expliqué.
Quant à la prochaine réunion des membres de l’OPEP pour freiner la chute drastique des prix du pétrole, M. Attar estime qu’elle n’apportera « aucun changement ». Car « il n’y a pas de solidarité  au sein de cette organisation. De plus ce n’est plus cette dernière qui régule les cours, mais plutôt le marché et la spéculation ».
L’Algérie doit recourir à l’endettement

De la crise économique actuelle du pays, M. Attar considère qu’il « est temps » pour l’Algérie de « recourir à l’endettement intérieur et extérieur » pour financer les projets, en attendant de développer une économie diversifiée afin de  préserver nos réserves en hydrocarbure.
Enfin, selon M. Attar notre sous-sol renferme pas mois de 12,5 milliards de barils de pétrole et 2.300 milliards de M3 de gaz.
 
 
 

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Nadjwa Khelil

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