Affaire Nezzar – Aït Ahmed : Ali Haroun a des trous de mémoire

Tsa; le Lundi 11 Janvier 2016
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Après Khaled Nezzar qui a parlé d’un montage – même si le documentaire a été diffusé sur plusieurs chaînes de télévision et reste en vente en DVD –, c’est au tour d’Ali Haroun de démentir d’avoir affirmé dans un documentaire télévisé que l’ancien ministre de la Défense nationale avait proposé le poste de président à Hocine Aït Ahmed.
« Je ne me souviens pas avoir tenu ce propos », affirme M. Haroun dans une déclaration, ce lundi 11 janvier, au journal Liberté. « Je n’ai jamais affirmé que Khaled Nezzar a proposé la présidence de la République à Hocine Aït Ahmed », ajoute l’ancien membre du HCE (Haut comité d’État).
Pourtant, dans le documentaire Autopsie d’une tragédie : Algérie, 1988-2000 réalisé par Séverine Labat et Malik Aït Aoudia, les propos d’Ali Haroun ne souffrent d’aucune ambiguïté :
« Nezzar est allé voir Aït Ahmed qui était présent pour lui dire : venez avec nous, vous serez le président. Vous êtes le dernier historique présent, vous serez président », affirme M. Haroun dans cette vidéo (à partir de la 4e minute).
Avant d’ajouter (à partir de 4m57s) : « À partir du moment où Aït Ahmed a dit ‘je refuse’, on est resté… les bras croisés. On s’est dit : ‘mais qui’ ? Et aussi bien Belkaïd que moi, nous avons pensé à Boudiaf ».

Aujourd’hui, dans Liberté, Ali Haroun affirme se souvenir seulement des deux déplacements du général Touati à Genève en Suisse, au courant de l’année 1993 pour rencontrer Hocine Aït Ahmed.
« Comme le mandat du HCE devait arriver à terme, en janvier 1994, nous avons entamé des consultations dès mai 1993 avec tous les partis politiques, aussi bien le FLN que le FFS, le RCD et Hamas de feu Mahfoud Nahnah. Le général Touati est allé en juin puis en décembre de la même année proposer à Aït Ahmed de rentrer au pays pour trouver une solution avec nous. Il a bien entendu refusé », affirme-t-il.
Avant de conclure : « Personne n’avait, à l’époque, l’Algérie entre les mains pour se permettre une telle offre. Au mieux, le général Touati aurait pu lui dire : ‘Rentrez au pays, vous serez candidat et nous vous soutiendrons’ ».

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Riyad Hamadi

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