Amara Benyounes : « Certains veulent ouvrir le dossier de la Décennie noire »

Tsa; le Lundi 11 Janvier 2016
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« Hocine Ait Ahmed a dit certain nombre de choses. Khaled Nezzar est en train de les contredire. Maintenant, c’est paroles d’homme contre parole d’homme. Il faut laisser les historiens qui vont un jour trancher. Je n’ai pas les moyens de trancher ces paroles d’un contre un autre ». C’est en ces termes que le Secrétaire général du parti MPA, Amara Benyounes, a commenté ce lundi 11 janvier la polémique qui enfle actuellement sur la proposition qui aurait été faite par Khaled Nezzar à Hocine Aït Ahmed après l’interruption des élections.
Selon Amara Benyounes, certains veulent « déballer » le dossier de la Décennie noire. « Celui qui veut ouvrir le dossier des années 90 n’a qu’à l’ouvrir. Moi personnellement je n’ai aucun problème par rapport à ces années. Nous savons ce qui s’est produit à l’époque », a-t-il soutenu. « C’est le terrorisme intégriste qui a déclaré la guerre à l’État algérien et au peuple. On s’est défendu et on l’a vaincu militairement », a-t-il ajouté avant de « saluer » l’arrêt du processus électoral qui a été décidé par l’armée en 1992.
Concernant le limogeage du général Toufik de la direction du DRS, Amara Benyounes estime que le président Bouteflika a exercé « ses prérogatives ». « Le président de la République qui a pris un certain nombre de décisions en ce qui concerne la nomination ou le limogeage de certains militaires. La question qui se pose : est-ce que ce sont ses prérogatives ou non ? Oui, ce sont ses prorogatives », a-t-il dit.
Les élus du MPA voteront en faveur de la Constitution
Évoquant la révision constitutionnelle, le chef du MPA a fait savoir que son parti « votera »  en faveur de ce projet. « Si le Conseil constitutionnel tranche pour l’adoption du texte fondamental par voie parlementaire, les députés du MPA au sein du Parlement auront l’instruction de voter  en faveur du projet de loi », a-t-il indiqué.
Amara Benyounes a critiqué les réactions « négatives » de l’opposition vis-à-vis de la nouvelle mouture considérant qu’elle fait dans la « surenchère politique ». Il a toutefois émis des réserves concernant l’article 51 du texte qui exclut les binationaux d’accéder aux hautes fonctions de l’État et aux postes de responsabilités. Il a qualifié cette disposition d’une « injustice », appelant le chef de l’État à la « corriger » via « l’abrogation » de l’article.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Nadjwa Khelil

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