Baisse du dinar, chute du pétrole et hausse des carburants : ce qu’en pensent les patrons

Tsa; le Dimanche 10 Janvier 2016
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La Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) a tenu ce dimanche 10 janvier une Assemblée générale ordinaire à l’hôtel El Aurassi à Alger. À l’occasion, TSA a recueilli les avis des chefs d’entreprises sur la Loi de finances 2016.
Inquiétudes des opérateurs économiques
C’est souvent les mêmes problèmes qui sont cités, à savoir l’instabilité du dinar, la rareté du foncier et l’insécurité juridique. Pour les managers algériens, faire des prévisions est devenu très difficile, faute de visibilité. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Skikda, Hammeni Kamel, explique que les principales inquiétudes des entrepreneurs de sa région sont liées à l’instabilité du dinar, qui ne permet pas d’avoir une maîtrise des coûts de l’investissement, et le problème de foncier.
La Loi de finances 2016 ne vient pas les rassurer. Bien au contraire. La modification de la fiscalité et l’augmentation des produits énergétiques les inquiètent fortement.
Medjoukh Ameziane de la CCI de Djurdjura et directeur d’ATMP Tizi Plast, explique que l’augmentation des produits énergétiques fait perdre aux entreprises algériennes l’un de leurs avantages comparatifs.
Le président de la CCI de Soumam (Béjaïa) et PDG de Tchin-Candia, Berkati Fawzi, se plaint d’un manque de visibilité à court et moyen terme car « les textes de lois ne durent pas dans le temps ». Il estime que la fiscalité est un frein à l’investissement.

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La diversification : une priorité pour l’année 2016
Malgré les inquiétudes et l’anxiété des opérateurs économiques, le président de la CACI, Mohamed Laid Benamor, est optimiste. Il estime que 2016 est bien une « année de défis ». « Il faut se redéployer avec intelligence », prévient-il, toutefois, en ajoutant que l’agriculture et les TIC sont deux secteurs clés qui pourront permettre à l’Algérie de sortir de sa dépendance vis-à-vis des hydrocarbures.
Les priorités pour la CACI pour 2016 nous ont été énumérées par le conseiller du président et expert, Boualem Alliouat, en vue de créer des alliances et des partenariats de choix pour les entreprises algériennes. « Les grandes réformes de la CACI sont la formation, l’accompagnement, l’internationalisation et l’innovation collaborative en s’inspirant des meilleurs modèles et pratiques économiques à travers le monde », détaille-t-il.

Boualem Alliouat, consultant au sein de la CACI veut rassurer le patronat algérien by TSA-Tout sur l’Algérie
Face à la chute des prix du pétrole, le président de la CCI de Skikda est également optimiste. « L’Algérie doit désormais compter sur la production nationale. Cette crise peut donner des idées d’investissements aux opérateurs économiques ».
Les attentes des opérateurs économiques
Pour le directeur de la CCI du Djurdjura, « les entrepreneurs souhaitent que le gouvernement accompagne et soutienne davantage la production nationale », qui représente seulement 5% du PIB.
Sur l’amélioration du climat des affaires, le président de la CACI estime nécessaire d’améliorer la visibilité du marché et demandent aux opérateurs économiques de « collaborer pour connaître ce qui se fait dans leurs régions ».

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Amina Boumazza et Schahinez Benkaci

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