Benzia et Ounas : une affaire de sou

Tsa; le Jeudi 14 Janvier 2016
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Depuis que le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, a annoncé samedi dernier en grande pompe la prochaine arrivée de Yassine Benzia et Adam Ounas en sélection nationale, la polémique enfle. Les deux joueurs ont vite fait d’apporter un démenti à cette annonce, non sans mettre le patron de l’instance fédérale dans l’embarras.
Mais derrière cette sortie médiatique des deux joueurs, beaucoup de questions se posent. Pour ceux qui connaissent assez bien Raouraoua, ils sont unanimes à dire que l’homme ne se serait jamais avancé sur un sujet pareil s’il n’avait pas réellement tout conclu avec les deux Franco-Algériens. Ceux qui sont au fait des coulisses de la FAF, l’explication est simple : derrière toute cette affaire autour de l’engagement ou non de Benzia et Ounas avec les Verts, il y a une question de sou. Benzia et Ounas (tout comme d’autres franco-algériens à l’avenir) sont au courant que leurs compatriotes nés et formés en France comme eux, n’avaient pas rejoint la sélection algérienne seulement par amour des couleurs de la patrie de leurs ancêtres.
Le chantage ne fait que commencer
Ce n’est d’ailleurs un secret pour personne : les Feghouli, Brahimi, Ghoulam, Taïder et autres Bentaleb, pour ne citer que ceux-là, avaient bénéficié d’avantages financiers énormes avant de dire oui à Raouraoua. Ce dernier ne cache du reste pas cette vérité, même s’il précise au passage que son instance n’a rien déboursé de ses caisses et que les avantages en question sont attribués sous forme de contrats publicitaires signés par les joueurs avec des sponsors de la FAF, ainsi que d’autres opérateurs privés en Algérie. Des avantages que les « nouveaux » veulent à leur tour en bénéficier.
C’est à croire alors que l’aspect sportif présenté par Raouraoua pour séduire Benzia et Ounas en leur promettant de participer aux prochains jeux olympiques au Brésil, n’a pas suffi à les convaincre.
Zineddine Mechache, le jeune milieu de terrain de Bordeaux, lui aussi dans les tablettes des responsables de l’auguste maison de Dely Brahim, est allé droit au but en orientant les dirigeants de l’équipe nationale vers son agent pour « négocier » son éventuel engagement avec le pays de sa mère (son père étant marocain).
Le chantage ne fait que commencer.

Categorie(s): Sport

Auteur(s): Merouane S.

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