Constitution : Amar Saâdani critique l’Article 51 sur les binationaux

Tsa; le Mercredi 6 Janvier 2016
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Amar Saâdani est très satisfait de l’avant-projet de révision de la Constitution. À l’exception d’un seul article : celui sur les binationaux. Le Secrétaire général du FLN a critiqué l’Article 51, demandant son amendement. « L’Algérie a traversé une période difficile qui a provoqué un départ massif de ses cadres et de ses compétences à l’étranger. Nous avons des cadres (binationaux) compétents dans plusieurs domaines (…) qui souhaitent participer au développement du pays. Cet article les empêche de le faire. Nous demandons son amendement », a déclaré M. Saâdani, au cours d’une conférence de presse à Alger.
« La nationalité algérienne exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’État et aux fonctions politiques », précise en effet l’Article 51 de l’avant-projet de révision de la Constitution, présenté ce mardi par Ahmed Ouyahia. Le nouveau texte barre ainsi la route aux binationaux qui ne pourront pas accéder aux hautes responsabilités de l’État et aux fonctions politiques. Ahmed Ouyahia l’a défendu, affirmant notamment que ceux qui aiment l’Algérie devront venir vivre avec les Algériens.
Officialisation de Tamazight

Hormis cet article, Amar Saâdani a défendu le projet, estimant qu’il contient de nombreuses propositions formulées par le FLN. « La Constitution, ce projet qui a fait couler de l’encre. Des mois sont passés et il y a eu beaucoup d’interrogations sur son contenu. Le projet du Président de la République contient beaucoup de réponses à ces interrogations. Sa Constitution contient les changements revendiqués par la société civile et la classe politique. Le FLN a participé à la série de consultations que le Président a ordonnée. Le parti a proposé près de 40 amendements. Le FLN a gagné vu que la plupart de ces amendements sont contenus dans la copie. Plus de 17 amendements fondamentaux sur le fond figurent dans la copie et sont ceux du FLN », a-t-il affirmé.
Parmi les amendements proposés par le FLN, Amar Saâdani a cité l’officialisation de la langue Amazigh. « Le FLN est le premier parmi les partis qui exercent la responsabilité gouvernementale qui a demandé l’officialisation du Tamazight. On a demandé de promouvoir cette langue », a-t-il dit.
« Nous avons demandé à ce que les commissions d’enquête (parlementaires) soient constitutionnalisées. Dans le projet, le Parlement a le droit de constituer ces commissions d’enquête. Nous avons suggéré qu’il y ait une seule session du Parlement (…). Cela a été fait. Nous avons demandé à ce que le Président soit le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Quand il est en le garant, l’application des verdicts est stricte. Le Conseil constitutionnel est saisi par les élus du Parlement », a-t-il ajouté.
Enfin, Amar Saâdani a estimé que « la demande formulée par le FLN pour que le Premier ministre soit issu de la majorité n’a été prise en charge complètement ». Dans la nouvelle Constitution, il est prévu que le Président désigne son Premier ministre après consultation de la majorité au Parlement.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Hadjer Guenanfa

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