Constitution : Djaballah dénonce « une orientation laïque de l’État », critique les conditions de l’officialisation de tamazight

Tsa; le Jeudi 7 Janvier 2016
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Abdellah Djaballah a critiqué, ce jeudi 7 janvier, les dispositions de l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution notamment en ce qui concerne la définition de l’État algérien et l’officialisation du tamazight. « Le préambule a provoqué une coupure entre l’État du 1er Novembre quand il indique qu’elle (la Constitution) garantit la liberté de tout individu dans le cadre d’un État démocratique et républicain », estime le président du Front pour la justice et le développement (FJD) dans un document de huit pages intitulé, lecture du projet de révision de la Constitution.
Pour lui, cette manière de présenter les choses sert « une orientation laïque de l’État » et non l’État décrit dans la déclaration du 1er novembre « qui parle d’un État algérien, démocratique, social, souverain dans le cadre des principes islamiques ».
Abdellah Djaballah est revenu sur l’officialisation du tamazight et s’interroge sur les lettres avec lesquelles cette langue sera écrite. « Cette négligence est voulue et servira ceux qui appellent à ce que cette langue soit écrite avec l’alphabet latin. Si cela se produit, ça sera quelque chose de très grave contre la langue arabe », tranche-t-il.
Dans cet avant-projet de loi, le président du FJD voit également un « crime » : « La concentration de tous les pouvoirs entre les mains du président de la République (…) En réalité, il n’y a qu’un pouvoir, celui du président de la République », explique-t-il.
Les amendements sont, dans leur majorité, simples et partiels mais touchent aux équilibres sociaux et nécessitent donc un référendum, selon lui. Abdellah Djaballah appelle le pouvoir à « arrêter cette grande mascarade ».

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Hadjer Guenanfa

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