CounterBomber, un système pour détecter les kamikazes avant qu’ils ne passent à l’action

Tsa; le Dimanche 27 Decembre 2015
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L’Américain Rapiscan Systems commercialise CounterBomber, une station capable de détecter jusqu’à 100 m de distance, en toute sécurité, les personnes sur le point de faire sauter une ceinture d’explosifs.

« Initialement, notre technologie a été développée pour des raisons militaires : protéger les soldats et les populations civiles contre les kamikazes qui se font sauter avec une ceinture d’explosifs. Il s’agissait aussi de sécuriser les bâtiments publics, les sites industriels sensibles, les raffineries de pétrole et évidemment les bases militaires, explique Andrew D. Lynch, responsable commercial de CounterBomber Technologies, une start-up financée par l’Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense (Darpa), rachetée en 2014 par l’Américain Rapiscan Systems et distribuée en France par HTDS. Depuis sept ans, nos systèmes ont été utilisés en Irak et en Afghanistan par l’armée américaine. »
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Le système de détection et prévention des attaques suicides par ceinture explosive ressemble à une unité radar mobile servant à détecter des avions ou des missiles sur un théâtre d’opérations. En effet, la station, stabilisée sur un trépied, comporte trois antennes radar ainsi que deux caméras vidéo – dont une caméra thermique – assemblées sur une double rotule motorisée qui permet de faire tourner l’ensemble des capteurs de droite à gauche et du haut vers le bas afin d’ajuster la captation à la cible. À cela s’adjoignent une unité d’alimentation – capable de fonctionner sur un groupe électrogène – et un ordinateur portable durci. Andrew D. Lynch reprend :
« Le système assure l’inspection automatique des sujets en marche dès leur entrée dans une zone critique en déterminant rapidement si une personne dissimule un dispositif d’attentat suicide ou une arme potentielle »
Sécuriser les stades, aéroports, gares, hôpitaux et écoles
À 100 m de distance, les capteurs radar et la caméra infrarouge se combinent pour détecter la signature électronique des explosifs ou des armes. Le système envoie alors une alerte. L’opérateur, qui suit la personne suspecte grâce à la caméra vidéo, est en mesure de prendre rapidement les décisions qui s’imposent.
« En parallèle des opérations militaires et des ventes, notre marché s’est développé auprès de sociétés de sécurité privées, tout d’abord en Afrique et au Moyen-Orient, afin de sécuriser des stades, aéroports, gares, hôpitaux et écoles », poursuit M. Lynch qui s’attend à développer ses ventes en Europe et, notamment, en France. D’ailleurs, la société n’hésite pas à proposer des financements en crédit-bail.

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Categorie(s): société

Auteur(s): Erick Haehnsen / En partenariat avec La Tribune.fr

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