Dépréciation du dinar : ce n’est pas fini

Tsa; le Mercredi 6 Janvier 2016
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L’impact du choc externe de grande ampleur sur les fondamentaux de l’économie nationale a provoqué une dépréciation de 19,57% du dinar algérien, sur les 9 premiers mois de l’année 2015, a expliqué, ce mercredi 6 janvier, Mohamed Laksaci, Gouverneur de la Banque d’Algérie. En parallèle, la monnaie nationale a gagné 2,16% par rapport à l’euro, selon les données de l’institution monétaire.
Malgré tout, la Banque centrale estime que le dinar est toujours surévalué « par rapport à son niveau d’équilibre de moyen terme ». De plus, « la relative flexibilité du cours du dinar (…) permet d’absorber, en partie, l’effet de la chute du pétrole », précise la même source. En d’autres termes, le dinar sert de variable d’ajustement pour compenser la dépendance du pays à l’égard des hydrocarbures et rattraper les errements de la politique économique du gouvernement.
Par ailleurs, la conjoncture internationale marquée par un « élargissement du différentiel d’inflation et de tensions sur les marchés des changes », ne devrait pas améliorer la situation du dinar. Le Gouverneur Laksaci a rappelé lors de sa présentation que la couronne norvégienne a perdu environ 27,5% de sa valeur. La baisse est encore plus marquée pour le rouble russe.
Comprendre : le dinar va continuer à être déprécié par la Banque d’Algérie, afin d’atténuer le choc externe : « Les interventions de la Banque d’Algérie sur ce marché [interbancaire des changes, NDLR] s’inscrivent dans cet objectif stratégique », a précisé M. Laksaci.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Tewfik Abdelbari

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