FAF : Raouraoua et la triche

Tsa; le Dimanche 10 Janvier 2016
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À la question d’un journaliste qui lui demandait si le cas Belaili sera réexaminé ou sa sanction revue à la baisse, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua lui a répondu méchamment en lui disant que « l’on ne défend pas les tricheurs ». Cela s’est passé lors de la conférence de presse tenue, hier, au niveau du Complexe Mohamed Boudiaf.
Or, il ne s’agit pas de défendre le joueur ou de l’absoudre, mais plutôt de revoir une sanction que l’on croit démesurée par rapport à la faute commise. D’autant que c’est son premier délit. Suspendre un joueur pour une durée de 4 ans équivaut à le condamner à mort. On ne guérit pas le mal par le mal.
Pour se justifier, ils avancent le nouveau Code mondial antidopage 2015 adopté par la Fifa qui sanctionne sévèrement les fraudeurs. Mais ce Code est-il applicable seulement en Algérie ?
Récemment, Fred Rodriguez un international brésilien a été contrôlé positif lors de la dernière Copa America. Il n’a écopé que d’une année de suspension, applicable seulement en Amérique du Sud. Le joueur est en revanche autorisé à jouer avec son club, le Chakhtior Donetsk.
Maintenant quand on traite une personne de tricheur, il faut être soi-même exempt de tout reproche. L’on rappelle à M. Raouraoua qu’il n’a toujours pas répondu aux accusations du président de la JSK Moh Cherif Hannachi qui a déclaré publiquement que Raouraoua lui a « demandé expressément de laisser Al Ahly gagner le match contre la JSK ». Les faits remontent pourtant à novembre 2010. Le président de la FAF a promis d’ester hannachi en justice, mais ses menaces sont restées au stade des intentions…

Categorie(s): Sport

Auteur(s): Mourad Zemmouri

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