Hyundai Tucson : un vrai SUV mais qui manque de piment

Tsa; le Samedi 23 Janvier 2016
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Le Tucson sonne la charge de Hyundai sur l’Europe. Le constructeur sud-coréen souhaite gagner des parts de marché, notamment sur le segment des SUV, qui, selon lui, fait partie de son ADN. Pour arriver à ses fins, il a doté son dernier-né de solides arguments…

Hyundai Tucson 2.0 CRDI 136 chevaux, 4 roues motrices, boite manuelle, finition Executive

Hyundai a décidé de sévir en France. La marque sud-coréenne a décidé de rattraper son retard sur le marché hexagonal qu’il a longtemps délaissé, au point que sa marque-sœur, Kia, est mieux implantée. Dommage pour une marque aussi bien avancée sur les SUV. Le lancement d’un nouveau Tucson en septembre était d’ailleurs l’occasion de regagner du terrain, sur un marché pourtant de plus en plus encombré. Aussitôt dit, aussitôt fait. En moins de six mois, le Tucson s’est vendu à 85.000 exemplaires en Europe, soit le meilleur lancement d’un SUV pour la marque sud-coréenne. Le succès doit beaucoup à sa nouvelle silhouette moderne et épurée.
A première vue, le Tucson assume totalement son allure de baroudeuse, là où d’autres marques tentent de composer un mixte entre le 4X4 et la grande familiale. Ici, au contraire, la carrosserie est dessinée toute en relief, les lignes fuyantes donnent du caractère et de la vivacité. Ajoutez à cela,  cette calandre imposante et cette garde au sol relevée, et vous avez tous les ingrédients d’un SUV totalement assumé. Le Tucson se veut à la fois moderne et branché, et s’est donné un vrai look original pour se distinguer de ses concurrentes.
Classique mais sans être austère
Une fois à bord du véhicule, on entre dans un univers très différent de ce que les constructeurs généralistes européens ont l’habitude de nous offrir. Hyundai ne fait aucun compromis sur la qualité et la robustesse des finitions. La qualité perçue est sans conteste. A l’inverse, l’ergonomie est sans originalité sans pour autant être austère, mais cela manque cruellement de piment. Il faudra aussi faire avec de nombreux boutons et de nombreuses options, et s’habituer à la commande du régulateur de vitesse, un peu complexe. Heureusement, l’habitacle se montre spacieux.
Côté motorisation, Hyundai ne propose rien d’original, mais rien de rédhibitoire non plus. Sur cette version diesel 136 chevaux (2.0 CRDI 136 chevaux 4 roues motrices), la marque sud-coréenne propose une qualité moteur tout à fait acceptable, surtout pour un constructeur qui n’est pas réputé pour son expertise dans le domaine du diesel. Au contraire, elle semble plutôt satisfaisante pour ce type de gabarit, et ce niveau de gamme. On peut toutefois regretter, là encore, l’absence de dynamisme qui donne un peu de sportivité à la conduite. Côté suspensions, Hyundai propose une qualité de même facture, c’est-à-dire très correcte, mais pas davantage.
Une voiture très bien équipée
La politique tarifaire de Hyundai est à double tranchant. Les prix affichés paraissent chers au premier abord par rapport à la concurrence. Ainsi, le Tucson 1,7 CRDI 115 finition Executive s’affiche à 33.400 euros. Soit quasiment 3.400 euros de plus qu’un Renault Kadjar dci 110 finition Business Energy à 30.600 euros. Le Tuscon 2 litres CRDI 136 finition Executive coûte 37.950 euros, tandis que le Renault Kadjar, dans sa version la plus cher (Intens Energy dci 130 quatre roues motrices), ne coûtera que 34.000 euros, soit quasiment 4.000 euros de différence.
En réalité, le Tucson est plutôt bien fourni côté équipements de série. Sur cette dernière version, le Tucson offre la sellerie en cuir, la reconnaissance des panneaux de limitation de vitesse, les sièges chauffants, les sièges avant ventilés et réglables électriquement et désormais le toit panoramique ouvrant. Ne cherchez pas la différence sur la boite de vitesse, les deux voitures concurrentes sont équipées de la boite manuelle de série. Ainsi, la différence de prix met en lumière le très confortable niveau d’équipements du Tucson.
Un gage de qualité
Le parti pris du Tucson est donc l’absence de prise de risque : le Tucson n’est ni original ni excentrique. En revanche, la marque sud-coréenne s’est bornée à la qualité que ce soit sur les choix des matériaux que sur les technologies choisies. Somme toute, le Tucson est un SUV avec un vrai cachet stylistique et donne de sérieux gages de qualité pour une marque généraliste.

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Categorie(s): Conso et auto

Auteur(s): Nabil Bourassi / En partenariat avec La Tribune.fr

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