Interview de Malek Ali Yahia, directeur de MD Ciné. Franc succès de la sortie de Star Wars VII en Algérie

Tsa; le Dimanche 3 Janvier 2016
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Véritable phénomène de société de la fin d’année 2015, la sortie de Star Wars VII a battu tous les records de l’année au Box-Office avec de plus de 1,4 milliards de $ de recettes à travers le monde. Plus près de chez nous, la sortie de Star Wars : le Réveil de la Force en Algérie s’est faite en simultanée avec la sortie mondiale. Des affiches du film ornent la villed’Alger, et la salle Ibn Khaldoun connait une forte affluence depuis la sortie du film. Nous revenons plus longuement sur la sortie du film-événement avec Malek Ali Yahia, directeur de la société de distribution MD Ciné.
Qu’est-ce qui vous a motivé pour faire la sortie de Star Wars épisode VII en Algérie ?
Malek Ali Yahia : Nous activons avec MD Ciné dans les métiers du cinéma depuis bientôt 20 ans. Nous distribuons de façon exclusive les films des grandes majors internationales (Disney, 20th Century Fox, Paramount, Universal). Nous avons construit un partenariat avec MediAlgeriA depuis plusieurs années. Nos deux entreprises ont animé dans un premier temps plusieurs sorties simultanées de films 2015 (Mad Max, Mission Impossibles, Les 4 fantastiques, Vice-Versa…), lors du village des loisirs au complexe du 5-Juillet avec l’aide du MJS et qui a totalisé plus de 100.000 entrées. La sortie du nouveau Star Wars était un événement important que nous voulions apporter aux jeunes algériens. Nous pensons qu’il est important que nos jeunes puissent profiter des dernières sorties cinéma en même temps que les jeunes d’Amérique, d’Europe et d’ailleurs.
Pourquoi avoir choisi la salle Ibn Khaldoun pour cette sortie ?
Malek Ali Yahia : Nous travaillons en partenariat avec Arts et Culture, gestionnaire de la salle Ibn Khaldoun qui est actuellement la meilleure salle de la ville d’Alger. La sortie attire beaucoup de monde, et nous affichons un très bon taux de remplissage pour la plupart des séances.  Beaucoup de gens viennent en famille avec leurs enfants. Nous aurions aimé projeter le film dans plus de salles, mais actuellement il n’y a pas de salles aux normes internationales en Algérie. Il faut savoir que les grandes sorties internationales se font dans des formats digitaux.Le 35mm, c’est fini ! Face à ce déficit des salles algériennes, nous avons fait le choix d’investir dans de l’équipement dernier cri : projecteur DCP et 3D, son Dolby. Cet investissement est essentiel, et nous voyons encore plus grand avec la création de multiplexes en Algérie. C’est ainsi qu’on pourra ramener les algériens dans les salles de cinéma, après qu’elles aient été désertés.
Pourriez-vous nous parler plus de ce projet de multiplexes en Algérie ?
Malek Ali Yahia : Nous avançons avec Riad Ait Aoudia de MediAlgeriA pour ouvrir plusieurs multiplexes en Algérie. Nous sommes en phase d’études sur les montages financiers, les assiettes de terrain, et la création d’un consortium. Nous tablons à terme à l’ouverture de structures à Alger, Oran, Constantine, Bejaia, Annaba, Setif et pourquoi pas dans le Sud aussi. Au-delà des diffusions de films, ces multiplexes se veulent être desespaces de divertissement et de détente pour les jeunes et les enfants avec des jeux, des espaces de restauration, des mini-parcs, et des parkings. C’est un investissement important qui pourra créer des centaines d’emplois directs et indirects dans divers secteurs, et générer de la valeur notamment grâce à la publicité.
Quel est le potentiel du marché du cinéma en Algérie ?
Malek Ali Yahia : Dans les années 70, l’Algérie comptait 20 millions d’entrées au box-office. Les gens se bousculaient dans toutes salles du pays pour voir les dernières aventures de l’Inspecteur Tahar, mais aussi les sorties internationales. Aujourd’hui, nous pensons que vu la structure de la population, l’Algérie pourrait facilement générer 100 millions d’entrées. Mais pour cela il va falloir consentir de nouveaux investissements, notamment dans l’équipement, la formation, et l’ouverture de de multiplexes. C’est un industrie du loisir qui pourrait renaitre, avec la promotion d’un tarif accessible grâce aux techniques du yield management. Il va falloir marquer une rupture, car l’Etat ne peut plus assumer à lui seul la gestion de ce marché.
Qu’en est-il de la production cinématographique algérienne, pourquoi voyons-nous peu de films algériens dans nos salles ?
Je vois actuellement qu’il y a des films algériens de qualité, qui sont primés à l’étranger mais qui ne sont pas projetés dans les salles.Comment pouvons-nous parler de films algériens si nous ne pouvons pas offrir aux algériens les possibilités de les voir au cinéma ? L’ouverture des multiplexes à travers le pays permettra non seulement de suivre les dernières sorties internationales, mais aussi les dernières productions algériennes. La création d’une industrie de distribution du cinéma contribuera directement au financement du cinéma algérien, et permettre à nos jeunes réalisateurs d’exprimer leur talents. De même, d’autres sources de revenus s’ajouteront comme le placement de produit, et la régie publicitaire cinéma qui a prouvé son efficacité à travers le monde car c’est l’un des formats publicitaire les plus engageants et qui attire efficacement l’attention.
Exemple de multiplexes à travers le monde

Star Wars – Le Réveil de la Force – Bande-annonce finale (Version Algerienne) v2 by TSA-Tout sur l’Algérie

Categorie(s): Pub Sponsor

Auteur(s): Sponsorisé

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