L’APN à l’arrêt en attendant la révision de la Constitution 

Tsa; le Jeudi 21 Janvier 2016
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L’APN est à l’arrêt en attendant la convocation du Parlement pour l’adoption du projet de révision constitutionnelle, affirme Lakhdar Benkhelaf, député de l’opposition. Les questions orales programmées, les réunions avec des membres du gouvernement, les de débats sur les projets de loi ou des rapports déposés depuis des mois ont été reportés sine die. À l’APN, toutes les activités ont été suspendues en attendant le projet de loi portant révision de la Constitution, affirme M. Benkhelaf, député du Front pour la justice et le développement (FJD).
Au moins trois réunions ont été annulées ou reportées dernièrement. Il s’agit notamment de celle liée au projet de loi portant règlement budgétaire pour l’exercice 2013 à laquelle le ministre des Finances devait prendre part et une autre avec la ministre de l’Education nationale autour des problèmes du secteur de l’Education, selon le député. « L’APN est pratiquement vide actuellement», fait remarquer M. Benkhelaf.
« Cette décision (suspendre les activités) a été prise lors de la dernière réunion du bureau de l’APN (début janvier). Or les députés ne sont même pas informés des réunions du bureau, ni de l’ordre du jour, ni des décisions prises au sein du bureau, c’est un grand problème », signale notre interlocuteur qui rappelle que la fin de la session d’automne du Parlement est prévue pour le 2 février prochain. « Cela veut dire qu’on aura rien d’ici la fin de la session », s’alarme-t-il.
Le projet portant révision de la Constitution devrait être soumis au parlement à la mi-février, selon Ahmed Ouyahia qui s’exprimait lors d’une conférence de presse tenue début janvier. « Cela veut dire qu’on convoquera les députés pour une session extraordinaire afin d’adopter le projet qui passera par une ordonnance présidentielle afin de ne pas permettre aux députés d’introduire les amendements nécessaires et ne pas leur permettre de débattre », redoute le député du FJD.
Mais un député de la majorité parlementaire n’est pas d’accord avec lui : « Non, le projet ne passera pas par ordonnance. Sinon pourquoi va-t-on convoquer le Parlement pour une session extraordinaire. Mais comme pour les précédentes révisions de la Constitution, il n’y aura probablement ni débat, ni amendements. »

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Hadjer Guenanfa

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