Le RND garde la majorité, doutes sur l’avenir de Bensalah à la tête du Sénat

Tsa; le Samedi 2 Janvier 2016
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Le Conseil constitutionnel a confirmé vendredi dans un communiqué les résultats préliminaires des élections pour le renouvellement partiel du Conseil de la Nation (Sénat) qui ont eu lieu le 29 décembre. Les élections ont été remportées par le FLN avec 23 sièges, contre 18 pour le RND et deux pour le FFS. Ces élections n’ont pas modifié la configuration politique de la première chambre du Parlement. La formation d’Ahmed Ouyahia préserve sa première position avec 43 sièges contre 40 pour le FLN.
Vote sanction
Comme en 2012, l’ex parti unique a dû payer les frais d’un vote sanction. L’élection était compliquée dans au moins 13 wilayas où les élus locaux ont été contraints de trancher pour l’un des deux candidats FLN en lice pour un siège au Sénat. La dissidence a, encore une fois, porté préjudice à une formation qui misait fort sur ces élections avant de réviser  ses ambitions quelques temps seulement avant la date des sénatoriales. Le miracle ne s’est pas donc produit. Le FLN qui a perdu sa majorité au Sénat en 2012 devrait patienter à 2018 pour tenter de la récupérer. Le RND quant à lui perd 5 sièges, et subit de son côté les conséquences des désaccords internes dans certaines wilayas.
Le Sénat toujours dominé par le FLN et le RND
Au delà des chiffres, le Sénat, chambre sans réelles prérogatives, reste contrôlé par le pouvoir, par le biais du FLN et du RND. Une donne qui devrait encourager le président Bouteflika à maintenir peut-être les amendements proposés dans la première mouture du projet de révision constitutionnelle rendu public en 2014. Ces amendement visent « le renforcement du rôle du Parlement, dans le sens d’un meilleur équilibre entre ses deux chambres et d’un accroissement de ses prérogatives ». Selon l’Article 99 du même projet, « chaque chambre du parlement consacre une séance mensuelle pour débattre de l’ordre du jour présenté par un groupe parlementaire ». Le projet propose aussi de renforcer le rôle du Conseil de la Nation (Sénat), en lui  permettant de faire des propositions de loi ayant trait notamment à l’organisation locale, à l’aménagement du territoire et au découpage administratif.
Présidence du  Sénat : que  décidera Bouteflika?
Au lendemain des sénatoriales l’avenir de Abdelkader Bensalah à la tête de la chambre haute du Parlement se pose. L’homme qui est à la tête de cette institution depuis 2002, est apparu affaibli et fragile lors de l’examen du projet de Loi de finance 2016 au Sénat. Avant, Bensalah s’était absenté plusieurs mois durant, pour subir une intervention chirurgicale à l’étranger. Serait–il capable de poursuivre sa mission ? Les plus proches de l’homme, ne sont pas certains. « Bensalah  ne peut plus supporter les responsabilités exigées par le poste » de président du Sénat, affirme à TSA, un membre de son entourage. « Il est le deuxième homme de l’État, il doit représenter le président en Algérie et à l’étranger. Chose qu’il ne pourra plus faire, du moins, dans un avenir proche en raison de son état de santé », explique notre source.
Amar Saâdani succédera-t-il à Abdelkader Bensalah ?
Mais personne n’est en mesure aujourd’hui d’anticiper sur la décision du président Abdelaziz Bouteflika. Certes l’élection du président du Sénat est une prérogative absolue des sénateurs, mais l’expérience a prouvé que les élus de la chambre haute se contentaient par le passé de valider, un choix qui est celui de Bouteflika.
Parmi les noms annoncés pour succéder à Bensalah figure celui d’Amar Saâdani. Des proches du patron du FLN restent toutefois prudents. « C’est le président qui décide », disent-ils.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Achira Mammeri

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