Les années se suivent et se ressemblent pour le sport algérien

Tsa; le Mercredi 30 Decembre 2015
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2015 tire sa révérence avec son lot de satisfactions, mais aussi ses nombreuses déceptions. L’année grégorienne qui vit ses dernières heures, confirme en tout cas la déficience du sport algérien au plus haut niveau. Aucun titre majeur à mettre sous la dent, quelques exploits ça et là sans être vraiment des faits saillants. N’en déplaise aux responsables du secteur qui faute de grives se contentent de nous faire manger des merles.
Toutefois, personne n’est dupe pour prendre « leurs » vessies pour des lanternes, la réalité implacable du terrain finit inéluctablement par les rattraper. Combien de champions du monde dans sa discipline compte aujourd’hui l’Algérie ? Aucun, rien, nada… Le bilan n’est guère mieux concernant les sports Co.
 
Rien au plus haut niveau

En fait, les années se suivent et se ressemblent  pour nous, au point où la moindre performance est honteusement exploitée pour masquer les nombreux échecs qui sont la résultante de la gabegie, du bricolage et du laisser-aller à tous les niveaux.
L’Algérie devrait-elle se satisfaire de la meilleure moisson de médailles de son histoire aux Jeux africains de Brazzaville, loin d’être une référence, quand quelques semaines auparavant ses meilleurs judokas se sont tous fait étriller au premier tour des Championnats du monde à Astana, au Kazakhstan ? Les boxeurs, hormis Flissi qui a atteint les demi-finales, ont montré également leur limite à Doha au plus haut niveau. Tout comme la délégation d’athlétisme  sortie avec un zéro pointé des championnats du monde à Pékin, trop dépendante de Toufik Makhloufi.
Les autres disciplines n’ont même pas droit de cité, tellement elles sont loin des standards mondiaux.  Pour le moment, nous sommes condamnés à lutter dans l’arrière-cour des grands, sans aucune perspective de faire partie un jour de l’élite mondiale. Rien d’encourageant, en somme, à quelques mois des JO de Rio.

Le paradoxe football

Reste le football avec ses joies, ses peines et ses polémiques. Tout est démesure quand on parle du sport-roi. L’équipe nationale vient évidemment au premier plan des préoccupations. Sa cuisante élimination par la Côte d’Ivoire aux quarts de finale de la CAN, reste l’une des plus grandes désillusions de l’année. Comme la qualification aux JO de Rio de l’équipe des U23 est l’une des plus agréables surprises de 2015. 36 ans après, l’Algérie du football sera représentée aux Jeux Olympiques. Bel exploit pour une équipe à laquelle on n’accordait aucune chance au départ.
An niveau des clubs, l’USMA a atteint la finale de la Ligue des champions pour la première fois de son histoire, sans toutefois parvenir à remporter le trophée, pour avoir surtout flanché sur le plan émotionnel et psychologique.
Elle ne pouvait pas non plus compter sur son maître à jouer Youcef Belaili, rattrapé par la patrouille et condamné pour dopage. Un fléau que les Algériens ont découvert stupéfaits, comme quoi cela ne concerne pas que les autres.

Les grands vous saluent bien !

Sur le plan international, 2015 a été une année de transition, de préparation pour les JO de Rio. N’empêche les grands champions ont été au rendez-vous. Le Serbe Novak Djokovic a dominé outrageusement la saison tennistique remportant trois des quatre grands Chelems, seul Roland Garros continue à lui résister. Le Français Teddy Riner a confirmé son statut de meilleur judoka de la planète, en remportant… son huitième titre mondial. La palme revient néanmoins à la sélection kenyane d’athlétisme qui a remporté pour la première fois les championnats du monde de la discipline supplantant les États-Unis. Toutefois, cette consécration est entachée de soupçons de dopage, mais quel est le pays qui peut se targuer d’être complètement « propre » dans ce domaine ?
Sinon en football, le Barça continue d’enchanter les puristes alliant beau jeu et titres. Les Catalans se sont adjugés haut la main la Ligue des champions, mais aussi le doublé en Espagne.
L’année 2015 a été aussi celle du Rugby  avec la tenue de la Coupe du Monde en Angleterre. Un trophée remporté par la Nouvelle-Zélande  le 3e de son histoire, (un record). Les All Blacks n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires confirmant leur statut de première nation de la discipline.
En somme, 2015 a été riche en émotions, mais plus ou moins conforme à la logique. Les ténors sont toujours là !

Categorie(s): Sport

Auteur(s): Mourad Zemmouri

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