Ligues 1 et 2 : 30 entraîneurs consommés à l’aller

Tsa; le Vendredi 1 Janvier 2016
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Les saisons se suivent et se ressemblent dans nos deux championnats professionnels de Ligue 1 et de Ligue 2, où la valse des entraîneurs continue à faire rage. La situation n’a guère changé depuis l’avènement du professionnalisme. Bien au contraire. La valse s’est encore accentuée cette saison où nos clubs qui n’ont de professionnels que le nom, sont bien partis pour établir un record mondial en la matière.
À l’issue de la phase aller, 30 entraîneurs ont été consommés au niveau de ces deux championnats, 14 en Ligue 1 et 16 en Ligue 2, soit un entraîneur par journée de compétition. Les entraîneurs sont les fusibles tout désignés après chaque mauvais résultat. Les présidents de club changent de coach comme ils changent de chemise.
La palme ou le grand exploit revient incontestablement au président du RC Arbaâ, le très contesté Djamel Amani, qui n’a pu conserver la dynamique de la saison passée où son club a atteint la finale de la coupe d’Algérie pour la première fois de son histoire. Amani a «bouffé» trois entraîneurs, en l’occurrence Billel Dziri, Darko-Daniel Janakovic et Abdennour Bousbia. Même leur successeur est sur le départ, Khaled Lounici en l’occurrence, en raison de la crise multidimensionnelle qui secoue la formation de Larbaâ qui a déjà un pied en Ligue 2.
Deux entraîneurs ont été virés après la première journée, à savoir Mourad Karouf de la JS Kabylie et Youcef Bouzidi de l’O Médéa. Le comble est que Bouzidi a réintégré le NA Husseïn-Dey qu’il a quitté à l’intersaison après l’avoir sauvé d’une énième relégation en Ligue 2. Idem pour Abdelkrim Benyellés du RC Relizane et Abdelkader Amrani du MO Béjaïa. À l’issue de la phase aller, quatre clubs seulement de la Ligue 1 : l’USM Alger, le CR Belouizdad, l’USM El-Harrach et le DRB Tadjenanet, et autant de la Ligue 2; le CA Batna, le Paradou AC, l’ASO Chlef et l’AS Khroub, n’ont pas changé de coach. La plupart de ces clubs occupent les premières places, ce qui prouve, si besoin est, que la stabilité paye.
Aziz Abbés première victime de la limitation des licences

La FAF pensait avoir trouvé la parade pour freiner cette folle valse des entraîneurs, en limitant le nombre de licences à deux par saison pour chaque technicien, mais rien n’est fait. Cette mesure contestée par les entraîneurs n’a apporté aucun changement.
Elle a déjà fait une victime parmi nos jeunes techniciens, Aziz Abbés, qui a déjà consommé ses deux licences. Abbés n’a pas fait long au CRB Aïn Fakroun et à l’USMM Hadjout pour manque de résultats et il se retrouve déjà au chômage.  Au lieu de limiter les licences pour les clubs pour les stabiliser sur le plan technique, on le fait pour les entraîneurs qui ne sont pas responsables de cette valse et de cette situation. Cette mesure prise par la FAF est inique et unique au monde. On veut apparemment nous pousser à changer de métier pour survivre », tonne le jeune technicien bordjien qui n’a pas choisi les clubs idéals. « On ne peut limiter les licences des entraîneurs pour les clubs qui sont libres dans leurs choix et stratégies », se défend le président de la LFP et membre du Bureau Fédéral de la FAF, Mahfoud Kerbadj.
Les coachs étrangers en perte de crédibilité

Parmi les 30 techniciens virés ou poussés à la démission, huit d’entre eux sont des étrangers, à savoir Alain Geiger (MOB), Bernard Simondi (JSS), Hubert Velud (CSC), Artur Jorge (MCA), Darko-Daniel Janakovic (RCA) Jean-Michel Cavalli (MCO), Peter Gigiu (USC) et Moaiz Bouakkaz.
Geiger et Simondi ont rebondi respectivement à l’ESS et à l’USMA. Simondi occupe le poste de DTS et se prépare à prendre la place de Miloud Hamdi au cas où la réussite venait à tourner le dos à ce jeune technicien émigré, grande révélation de la saison. La direction du CSC et de l’USC ont jeté leur dévolu sur des coaches étrangers, le Franco-portugais, Gomez, et le Libyen Erbich, qui débarquent pour la première fois chez nous. «La plupart de ces étrangers ne travaillent que dans notre championnat. C’est leur vache à traire», tempêtait dernièrement Kerbadj sur le plateau de l’ENTV.
Ces techniciens étrangers, qui coûtent cher à nos clubs, sont en perte de crédibilité ces derniers temps. Les nôtres ont réussi à prendre le dessus. Le jeune Kheireddine Madoui a marqué les esprits la saison passée. Il a offert un quadruplé historique à l’ESS, (ligue des champions, super coupe d’Afrique, championnat et super coupe d’Algérie), ce qui lui a valu le titre de meilleur entraîneur africain et un bon contrat en Arabie Saoudite, alors qu’Abdelkader Amrani a offert au MOB le premier titre de son histoire, la Coupe d’Algérie.
Avant l’entame de la phase retour où la pression du résultat sera plus forte encore, tout le monde se demande combien d’entraîneurs vont passer à la trappe avant la fin de la saison.
Les changements d’entraîneurs :
Ligue 1
JSS : Simondi, Khouda
MCO :  Cavalli,Bouali
MCA : Artur Jorge, Ighil
JSK : karouf, Bijotat
 MOB : Geiger, Amrani
RCR : Belatoui, Benyellés
NAHD : Iaiche, Bouzidi
RCA : Dziri, Janakovic, Bousbia, Lounici
ASMO : Mouassa, Medjahed
ESS: Madoui, Geiger
USMB: Benchadli, Bacha
CSC : Velud, Gomez
 Ligue 2
USMBA : Bouakkaz, ?
MCS : Mihoubi, Boufenara, ?
CABBA : Khezzar, Mehdaoui
OMA : Khelladi, Haimaida, Osmane
JSMB : Ghimouz, Hammouche
USMMH: Boudjaârane, Abbés, Mechiche
JSMS: Mechiche, Bira
ABS : Bouguerra, Ghimouz
OM : Bouzidi, Slimani
MCEE : Hadjar, Saâdi, Mouassa
CRBAF : Abbés, Hadjar
USC : Gigiu, Erbich

Categorie(s): Sport

Auteur(s): Ali Ouezzane

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