Lounici : « La FAF a raison de limiter à deux les licences des entraîneurs »

Tsa; le Mardi 19 Janvier 2016
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Entre une nouvelle expérience sur le banc de touche du RCA, et un poste de manager général à l’USMH, l’ancien international, Khaled Lounici, ne sait plus sur quel pied danser. Avec lui, TSA a également abordé d’autres sujets.
On vous annonce de retour au RCA, mais également futur manager général de l’USMH. Qu’en est-il au juste?
À vrai dire, il n’ y a jusqu’à présent rien d’officiel ni avec le RCA, ni avec l’USMH. Les dirigeants du RCA m’ont relancé ces deux derniers jours, mais je n’ai encore eu aucun contact officiel avec le président Djamel Amani.
Mais pourquoi avoir quitté le RCA au bout de quelques jours de travail, alors que vous semblez maintenant emballé à l’idée de diriger ce club dont la situation va de mal en pis en championnat ?
Je n’avais rien signé au RCA. C’était une période d’observation qui n’a pas tourné de la manière souhaitée, elle a coïncidé avec une situation délicate que traversait cette formation. Plusieurs joueurs manquaient à l’appel pour des raisons financières, d’autres ont eu recours à la CRL (Commission des règlements des litiges, NDLR) pour obtenir leur libération. Je ne voyais pas donc l’utilité de ma présence dans ce club.
Et qu’est-ce qui a changé depuis ?
Déjà, plusieurs joueurs grévistes sont revenus à de meilleurs sentiments. Parallèlement à cela, quatre nouvelles recrues de bonne valeur sont venues renforcer l’équipe à l’occasion du mercato d’hiver. Je pense que tout est réuni maintenant pour réaliser un bon coup, même si les choses s’annoncent très difficiles dans la lutte au maintien.
Puisque vous reconnaissez qu’il sera très difficile de se maintenir, pourquoi vous vous apprêtez alors à prendre le risque ?
Si je venais à conclure avec le RCA, je ferais en sorte de réussir le meilleur parcours possible sur le plan personnel. L’équipe a récolté seulement 8 points en 16 matchs, moi je veux en engranger le maximum dans tous les matchs que j’aurais à diriger, si bien sûr je serais l’entraîneur du RCA. Cela dit, il ne faut pas se mentir. Ce serait un véritable exploit si on évite la relégation au club. Cela pousse à songer d’ores et déjà à préparer une équipe compétitive en vue d’un retour rapide en Ligue 1. C’est du reste ce que j’ai fait savoir aux dirigeants avec qui j’ai discuté.
Qu’est-ce qui reste encore à faire pour entamer votre travail d’une manière officielle ?
Avec les dirigeants, je me suis entendu sur le plan financier. Ils se sont engagés pour me payer une avance de quelques salaires. Mais jusque-là, rien n’a été fait dans ce sens. La balle est dans le camp de la direction du RCA.
Entre temps, vous avez également l’éventualité de retourner au sein du club de vos premières amours, l’USMH, en tant que manager général…
Exact. C’est le président Abdelkader Mana qui m’a proposé ce poste. Il m’a demandé d’attendre son retour de France, où il se trouve actuellement, pour m’installer. D’ici là, on verra.
Êtes-vous prêt à cohabiter avec l’entraîneur Boualem Charef réputé pour être quelqu’un qui n’accepte aucune immixtion dans son travail ?
Ça ne devrait pas poser de problèmes, dès lors que les prérogatives de chacun soient définies à l’avance.
Franchement, en tant qu’enfant de l’USMH, comment vivez-vous ces longues années de disette durant lesquelles le club n’a gagné aucun titre ?
Justement, c’est ce qui attriste le plus les supporters harrachis. Certes, l’équipe pratique, de l’avis de tout le monde, le meilleur football en championnat, mais les supporters réclament maintenant des titres. Rien ne sert de pratiquer un beau football pour sortir bredouille à l’issue de chaque saison.
Sur un autre registre, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, a estimé dernièrement que si un entraîneur échoue deux fois de suite dans deux clubs différents, cela signifie que c’est lui problème. Êtes-vous du même avis ?
Je suis entièrement d’accord avec Raouraoua. La décision de n’attribuer que deux licences aux entraîneurs pour chaque saison est juste. Personnellement, je me demande comment un coach qui prépare une équipe pendant deux mois au cours de l’intersaison, et quand il échoue à réaliser de bons résultats en début de saison, il cherche des subterfuges pour justifier son échec. Cela n’empêche pas aussi un autre de l’engager tout de suite après son limogeage.

Categorie(s): Sport

Auteur(s): Merouane S.

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