Obsèques d’Aït Ahmed. Au siège du FFS, la longue nuit du recueillement

Tsa; le Vendredi 1 Janvier 2016
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« Assa Asseka, si l’Hocine yella, yella » (Aujourd’hui et demain, Si l’Hocine est toujours là ». Au siège du FFS, des milliers de personnes ont rendu ainsi hommage au combat du chef historique de la Révolution dont la dépouille venait d’arriver de l’aéroport d’Alger, hier jeudi 31 décembre, en fin de journée. De la foule, des youyous fusent, certains sont en larmes. La douleur et la tristesse sont visibles sur les visages de ces milliers de personnes venues de tout le pays pour se recueillir devant la dépouille du dernier historique.
« Si l’Hocine, Si l’Hocine, Mazelna Mouaaridine » (Si l’Hocine, Si l’Hocine, on est toujours des opposants) scandaient les partisans du fondateur du FFS, le plus vieux parti d’opposition en Algérie.
Le bal des officiels, l’arrivée de Toufik
Après l’hommage rendu à Si l’Hocine par tous les membres du gouvernement au salon d’honneur de l’aéroport d’Alger, le wali d’Alger Abdelkader Zoukh est venu au siège du FFS pour se recueillir devant la dépouille du défunt.
Mouloud Hamrouche était parmi les premiers à arriver sur les lieux et à présenter les condoléances à la veuve et à la famille du défunt.
Louisa Hanoue, chef du PT, et Ali Benflis, ont lu la Fatiha aussi à la mémoire d’Aït Ahmed. Abderrazak Makri, président du MSP, a déclaré à la presse : « M. Aït Ahmed est cette image qu’on voit en ce moment. Ce rassemblement des partis, des organisations. Le défunt représente toute l’Algérie et ses couleurs. L’amour d’Aït Ahmed coule dans les veines de tous les Algériens ».
Abderrahmane el-Youssoufi, ex-Premier ministre marocain, Mustapha Ben Jaâfar, ancien président de l’Assemblée constituante de la Tunisie et Rached el Ghannouchi, le chef d’Ennahda tunisien, sont venus rendre un ultime hommage. « Un symbole parmi les symboles de la révolution et la liberté dans le grand Maghreb, l’Afrique et l’Asie. Notre génération a grandi sous l’admiration de ce grand combattant, Si Aït Ahmed », a déclaré le président d’Ennahda. « On le considérait avec ses compagnons de l’époque comme nos idoles. Ils nous ont appris que la liberté est une grande chose et que la colonisation doit être combattue », a-t-il poursuivi.
Parmi les milliers de personnes venues de partout pour rendre un dernier hommage à Aït Ahmed figurent beaucoup de jeunes. « Je le connais à travers ses principes républicains et sa lutte pour la dignité humaine », témoigne un jeune, la vingtaine, venu de Batna.
Rabah, lycéen, a joué des coudes pour se frayer un chemin au milieu de la foule compacte pour se recueillir devant la dépouille du défunt : « On est venus par curiosité au début. Mais on s’en rend compte que cet homme est encore plus grand que ce qu’on connaissait de lui » exprime-t-il ébahi.
Après 21 heures, la foule devenait moins compacte. D’autres personnalités sont arrivées tard dans la nuit pour se recueillir devant la dépouille du défunt. Peu avant minuit, le général Toufik est entré dans la salle pour se recueillir à son tour et présenter ses condoléances à la famille du défunt.
La veillée funèbre a duré jusqu’à 7 heures du matin. Ensuite, le cortège funèbre a quitté le siège du FFS pour se diriger vers Ath Yahia sur les hauteurs d’Aïn El Hammam dans la wilaya de Tizi Ouzou où sera enterré feu Aït Ahmed.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Walid Hamada

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