Passages à niveau, constructions illicites, jets de pierres… Le coup de gueule du DG de la SNTF

Tsa; le Dimanche 3 Janvier 2016
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Les travailleurs de la SNTF ont mis fin, ce dimanche 3 janvier, au mouvement de protestation qu’ils ont déclenché pour protester contre le « manque de sécurité » sur les passages à niveau, suite au décès de l’un de leurs collègues à Akbou dans la wilaya de Béjaïa.
Plusieurs actions devraient être mises en œuvre par la direction de la SNTF pour apporter des solutions au problème de sécurité. Parmi lesquelles figure, en priorité, la poursuite du programme de suppression des 43 passages à niveau situés entre Alger et Oran (dont 80% sont situés entre El Harrach et El Affroun). Ce programme devrait s’achever au bout de 12 mois, a-t-on appris de Yacine Bendjaballah, directeur général de la SNTF. Des études sont d’ores et déjà lancées par l’Anesrif (Agence en charge des investissements ferroviaires) pour la suppression d’autres passages à niveau dans l’est du pays, précise-t-il.
Pour les cheminots, le danger ne vient pas seulement des passages à niveau. « C’est tout l’environnement des chemins de fer qui pose problème », soutient notre interlocuteur qui ne cache plus sa colère. Le DG de la SNTF cite notamment les constructions illicites, les marchés situés à proximité des voies ferrées et le vol des câbles. « Nous comptons saisir les walis et les sensibiliser. Nous allons organiser un séminaire à Alger à l’adresse des directeurs de transport des wilayas car nous comptons sur leur collaboration pour la suppression de ces constructions illicites et ces marchés », dit-il avant d’ajouter : « Il faut également s’occuper des enfants qui jouent sur les rails et qui jettent des pierres sur les locomotives ».
Ce dimanche, une fille âgée de 10 ans a été « écrasée par un train » dans la région Est du pays, selon M. Bendjaballah. Le premier responsable de la SNTF plaide pour une meilleure protection des conducteurs de train. « En cas d’accident, il faut poursuivre la SNTF en tant que personne morale et non le conducteur. Il ne faut pas oublier que le train n’est pas un véhicule. Il ne s’arrête pas quand on appuie sur un bouton. Quand on actionne le frein, il faut compter une distance de 800 mètres pour qu’il s’arrête », explique M. Bendjaballah.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Hadjer Guenanfa

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