Tottenham : Bentaleb paye le prix de sa « désobéissance »

Tsa; le Dimanche 17 Janvier 2016
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Les interrogations vont bon train dans les milieux sportifs anglais à propos de « l’étrange disparition » de l’international algérien, Nabil Bentaleb, qui n’entre désormais plus dans les plans de son entraîneur à Tottenham Mauricio Pochettino. Le jeune milieu de terrain des « Spurs » véritable révélation de la saison passée, a été de nouveau écarté de la liste des 18 son équipe hier samedi à l’occasion de la réception de Sunderland. En tout cas, ils sont nombreux les observateurs à ne pas croire à la « thèse technique. »
« L’on évoque plutôt l’aspect extra-sportif. Il s’avérerait ainsi que les malheurs du joueur trouvent leur explication dans sa participation à la double confrontation de l’Algérie face à la Tanzanie en novembre dernier, alors qu’il n’était pas encore remis totalement de sa blessure. Une décision qu’il avait prise sans le consentement de son coach. » C’est la version aussi de Onze Mondial qui a consacré un long article au milieu de terrain de 21 ans et le « cauchemar » qu’il est en train de vivre à Tottenham.
« Une blessure à la cheville, un retour précipité pour répondre à l’appel de la patrie de l’Algérie face à la Tanzanie, puis une rechute dès son retour à Enfield, au centre d’entraînement. Cette fois-ci, Tottenham va lui faire payer sa désobéissance », estime le magazine Onze Mondial.
Totalement ignoré par son entraîneur – dont il était le chouchou il n’y a pas si longtemps – le Lillois de naissance ne trouve pas plus d’attention auprès de son président, Daniel Lévy. Au total, « Nabz » a disputé seulement 236 minutes depuis le mois d’août. Un très faible ratio.
Tottenham dissuade les recruteurs
Et la situation ne semble pas s’améliorer puisque malgré une incorporation remarquée en Cup (20 minutes convaincantes contre Leicester), le joueur commence à s’éloigner dangereusement du groupe des dix-huit retenus par le manager.
Bentaleb paye autant le choix de sa direction que l’explosion de Dele Alli et de nombreux autres internationaux anglais (Dier, Mason…), dont le prix est sensiblement mieux valorisé sur le marché des transferts. Quelques formations sont certes venues aux renseignements, mais le prix surréaliste réclamé par le président a calmé leurs ardeurs.
En attendant, l’international algérien ne peut plus se contenter de cette situation : ou il retrouve grâce aux yeux du technicien argentin et lutte à armes égales avec ses concurrents pour une place de titulaire, ou Nabil n’aura alors d’autre choix que d’envisager un départ dès cet hiver pour mettre fin au supplice.
À 21 ans, l’une des idoles de White Hart Lane n’a déjà plus de temps à perdre. En football, le temps perdu ne se rattrape jamais.

Categorie(s): Sport

Auteur(s): Merouane S.

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